Unsa Autoroutes

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lundi 21 mai 2012

Accident Sanef A26 : 4 bléssés dont 2 salariés



Les deux agents de la SANEF ont été accidentés alors qu'ils intervenaient pour un balisage sur l'A26 Vendredi vers 11 h 30, un accident impliquant un fourgon et une camionnette de la SANEF s'est produit sur l'autoroute A26, dans le sens Calais - Reims, à hauteur du tronçon de l'échangeur Roeux - Marquion. 

Lorsque la collision s'est produite, deux agents de la SANEF étaient alors en balisage de sécurité. La bande d'arrêt d'urgence, ainsi que la première voie de circulation, avaient été neutralisées. Seule la voie rapide était alors ouverte pour les véhicules.

Pour une raison indéterminée, un fourgon a percuté la voiture des agents de la SANEF. Les sapeurs-pompiers de Bapaume, rejoints sur place par un infirmier et les pompiers des casernes d'Arras et Vitry-en-Artois, sont intervenus pour porter secours aux deux agents, au sol mais conscients. Deux autres personnes étaient par ailleurs légèrement blessées. 

Finalement, les pompiers ont transporté les quatre victimes au centre hospitalier d'Arras. Leur état de santé n'inspirait pas trop d'inquiétude. 

Les gendarmes du peloton autoroutier d'Arras, basés à Wancourt, se sont rendus sur place et ont ouvert une enquête. Il s'agira de déterminer les circonstances précises de cet accident.

Origine de l’article : La Voix Du Nord

mercredi 2 mai 2012

Révolution espagnole ?


La première journée de protestation "#novullpagar" ("Je ne veux pas payer") contre le prix des péages catalans se déroulera le 1er mai dans plus de 14 points de péage, rapporte le quotidien espagnol El Mundo. Apparu sur Internet ces derniers jours, le mouvement rassemble plusieurs centaines de conducteurs opposés aux prix excessifs pratiqués par la société exploitante Abertis. Ils seraient 1500 cette semaine a ne pas avoir payé leur passage, dont trois députés du parti indépendantiste Gauche républicaine de Catalogne [ERC], et cela malgré les menaces du gouvernement autonome de sanctionner les contrevenants d'une amende de 100 euros minimum.

"Le déficit historique dont souffre la Catalogne par manque d'investissement de l'Etat a été résorbé grâce à la construction d'autoroutes payantes. Cela constitue en effet une injustice majeure face aux autres provinces", s'est justifié le 29 mars le gouvernement catalan cité par El Mundo. La Catalogne compte près de 632 km de voies payantes, soit la moitié de son réseau routier.

Sources : Le Courrier International

dimanche 29 avril 2012

Salaires Sanef 2012


Pour la Direction, la réussite d’une négociation, c’est courage fuyons !

Après quelques réunions de négociations et une méthode de discussion relativement ubuesque, la Direction Sanef applique de manière unilatérale une augmentation de 1,93% du point d’indice, la majorité des Organisations Syndicales ayant refusé de condescendre aux propositions de Sanef.

Une seule a ouvertement affiché son ralliement à la Direction, acceptant par la même une augmentation salariale inférieure au coût de la vie, la part belle aux individualisations en favorisant les bonifications et gratifications décidées en dehors de toute cohérence et transparence, et discriminant les salariés forfaitisés dont la rémunération est la moins élevée, en leur octroyant royalement le taux d’augmentation le plus faible. 

Pour la Fat Unsa, nous assumons notre opposition d’adhérer à l’obole de la Direction.

Nos revendications  d’augmentations salariales n’étaient pourtant pas irréalisables au regard des bénéfices de notre entreprise. Quelle société peut se vanter aujourd’hui d’augmenter sensiblement son chiffre d’affaire et son bénéfice malgré une baisse d’activité ?

Après deux années d’accords salariaux minimalistes trop rapidement approuvés par les obéissants, il est inconcevable pour la Fat Unsa d’accepter la paupérisation des salariés comme le met en place la Direction, plus préoccupée par  la productivité, la rentabilité et l’enrichissement gourmand de nos actionnaires que par le bien être social de ses salariés.

Depuis le début de ces prétendues « négociations » tout n’a été que transfert de chiffres de l’enveloppe allouée aux bonifications vers l’augmentation globale, nos Directeurs obéissant sagement aux ordres de maîtrise salariale donnés par nos actionnaires insatiables.

La cohérence  aurait voulu que les organisations syndicales de Sapn acceptent aussi de continuer de batailler contre cet accord, les propositions d’augmentation étaient les mêmes que chez Sanef, mais certaines ont préféré le ralliement après avoir pourtant écrit et affiché leurs revendications plus élevées que le geste concédé, certainement aussi aveuglées par les promesses de primes de participation et d’intéressement Groupe.

Le seul bilan social de notre Direction se résume donc tristement aujourd’hui à deux Procès Verbaux de désaccord en 6 mois. Mais la réussite du dialogue social ne doit certainement pas être partie intégrante des objectifs rémunérés de nos directeurs.

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vendredi 27 avril 2012

L'appel au secours des travailleurs de la route

Usagers de la route, ne pestez pas après les agents intervenant sur les voies ! Leur mission est bien d'assurer la sécurité de tous. Immédiatement, comme dans le futur, en balisant les dangers et en entretenant le réseau routier. Coup de gueule…

La suite de l'article : ici

Communiqué de Presse Unsa - 1er mai


jeudi 26 avril 2012

Abertis entend devenir le leader mondial des autoroutes




Le groupe espagnol Abertis a doublé son bénéfice net au cours du 1er trimestre 2012 à 517 M€ en raison de la vente d’une part d’Eutelsat. Il annonce par ailleurs avoir signé un accord avec son compatriote OHL pour lui reprendre des concessions d’autoroutes sud-américaines. Une opération qui pourrait lui permettre de devenir le leader mondial du secteur.
Abertis, groupe ibérique qui possède notamment les autoroutes Sanef en France, a presque doublé son bénéfice net trimestriel en ce début de 2012 : il s’est établi à 517 millions d’euros (+88,3 % par rapport à 2011). Pourtant, l’an dernier, l’entreprise avait déjà bénéficié d’éléments exceptionnels, notamment la vente de sa part dans Atlantia (société d’autoroute italienne). En janvier dernier, Abertis a tout de même fait mieux, en cédant 16 % du capital de l’opérateur de satellites Eutelsat pour 981 millions d’euros, empochant au passage une plus-value de près de 400 M€. Mais, même en ne tenant pas compte de cette opération très favorable, le bénéfice net serait resté en hausse de 3 % à 117 millions d’euros. Quant aux autres résultats publiés, ils révèlent un chiffre d’affaires en progression à 888 millions d’euros (+1,4 %).

Pourtant, sur le premier trimestre de l’année, le trafic autoroutier – la principale source de revenus du groupe – a reculé de près de 4 % dans le contexte de crise mondiale. En Espagne, il a même chuté de 9,1 %, tandis qu’en France c’est une baisse de 3,3 % qui a été constatée. En Amérique latine en revanche, le trafic a continué de croître (+6,2 %). Et c’est justement dans cette zone géographique qu’Abertis entend investir. Le groupe a déclaré avoir signé un accord avec le constructeur espagnol OHL afin de lui reprendre les concessions d’autoroutes qu’il gère au Brésil (3.230 km d’autoroutes) et au Chili (340 km). «L’opération permettrait de devenir le leader mondial des concessions d’autoroutes, en gérant plus de 7.500 km», précise un communiqué du groupe. En cas de réalisation, la transaction impliquerait une entrée d’OHL au capital d’Abertis, à hauteur de 10 %.

Aujourd’hui, le groupe est contrôlé par la banque Caixa (29 %), première caisse d’épargne espagnole, par le fonds d’investissements CVC (14,4 %) et par le numéro un du BTP ibérique, ACS (10,3 %) qui cherche d'ailleurs à se séparer de ces titres, afin de se désendetter. Les 10 % de participation représenteraient, au cours actuel, près de 950 millions d'euros. Abertis pourrait étudier le rachat de ses propres titres.

La société espagnole opère, outre les autoroutes, dans la gestion d’infrastructures aéroportuaires, dans les parcs de stationnement, dans les télécommunications, la logistique et le transport. Elle emploie 11.000 personnes dans 13 pays. En France, Abertis détient plus de 50 % du capital de Sanef qui gère 1.250 km d’autoroutes.

Sources: AFP 

mercredi 28 mars 2012

Négociations salariales Sanef - Réunion du 27 mars 2012

Ça rame, ça rame !

Les discussions ont pu reprendre après une trêve sociale d’une quinzaine de jour. Le Directeur des Ressources Humaines s’est mis à jongler maladroitement avec les chiffres, s’amusant à effectuer des transferts de pourcentages entre les dernières propositions et ses nouvelles.
Ainsi, après ce numéro d'équilibriste mathématique, la Direction nous proposera :

Une augmentation de la valeur du point de 1,83% et de la prime d’éloignement de l’ordre de 5%.
L’enveloppe de bonification s’éclipse des débats, mais la Direction tient tout de même à la garder (c’est une demande forte de la hiérarchie pour récompenser ses fidèles vassaux méritants).

S’en suivra un tour de table où FO et CFTC afficheront une revendication de 2,5% de la valeur du point et 10% sur la prime d’éloignement.
CGT semble accepter la proposition de la Direction si cette dernière ajoute un point d’indice pour tous au 1er janvier et un point supplémentaire au 1er juillet. CGT revendiquera aussi la mise en place d’une indemnité d’éloignement pour les agents résidant à moins de 2 kilomètres de leur lieu de travail.
CFDT semble aussi accepter si 0,5% supplémentaire au 1er juillet.

En ce qui nous concerne, nous restons constants dans nos revendications initiales, à savoir +2,5% pour la valeur du point d’indice, +5% pour le panier et 10% pour l’éloignement, chiffres correspondants aux différents indices INSEE concernant l’inflation générale.

Depuis le début des négociations nous revendiquions ces chiffres (voir ou revoir les articles précédents sur ce site), ne voulions pas tomber dans une sorte de jeu puéril dans lequel nous partirions dans des chiffres exagérément élevés pour ensuite descendre à des niveaux indécemment bas ! Nous refusons aussi les augmentations au 1er juillet car elles entraineront irrémédiablement un effet dit « report » négatif sur les négociations de l’année prochaine.


Suite à ce tour de table et à une interruption de séance, la Direction reviendra avec une proposition qu’elle qualifiera de dernière (encore) :

+1,93 d’augmentation de la valeur du point, + 5% sur la prime d’éloignement, 2,46% d’enveloppe moyenne pour la population forfaitaire (cadres) avec un minimum de +1,2% pour les forfaitaires dont le salaire annuel brut serait inférieur à 40.000 euros.

Notre DRH affirmera que, faute de signature, cette proposition ferait l’objet d’une application unilatérale. La Direction nous imposera ensuite une pause repas en répétant que ses propositions seraient ses dernières !

Reprise des discussions vers 14h, reprise du tour de table, chacun reste sur les revendications précédentes. Re-suspension de séance et la Direction d’annoncer ses dernières propositions (vraiment ?) :

+2% sur la valeur du point, +10% sur la prime d’éloignement (tiens donc !) et 2,46% d’enveloppe moyenne pour les cadres avec mini à 1,5%.

Re-tour de table, FO accepte de descendre ses prétentions à 2,4% d’augmentation de la valeur du point, CGT CFTC CFDT et Fat Unsa accepteraient (au conditionnel) les propositions de la Direction si octroi d’un point d’indice supplémentaire pour tous au 1er janvier. CGC accepterait si mini pour forfaitaire à 1,8%.

Re-cris de désespoirs de la Direction qui re-jure la larme à l’œil ne pas pouvoir donner plus et déclare vouloir profiter d’un délai de réflexion.

Le DRH  refuse donc une signature ultra majoritaire et demande un délai de 4 jours (en fait, notre DRH attendra surtout les résultats de la négociation Sapn qui a lieu mercredi 28…)

Encore un tout petit effort Monsieur le Directeur.


mardi 13 mars 2012

Négociations salariales Sanef - Réunion du 13 mars 2012

La Direction vous prie de bien vouloir l'excuser pour cette interruption momentanée d'intention de négocier totalement dépendante de sa volonté ...


Ceux qui attendaient impatiemment cette réunion de négociations salariales pour espérer une augmentation de rémunération risquent d'être déçus.

La Direction ne nous propose ce jour qu'un transfert mathématique d'une partie de l'enveloppe consacrée aux avancements et bonifications vers l'augmentation de la valeur du point ainsi qu'une revalorisation de 5% de l'indemnité d'éloignement.

soit:
Augmentation de la valeur du point de 1,7
0,30% de la masse salariale en mesures individuelles d’avancement, soit une enveloppe de 1600 points d’indice pour l’ensemble de Sanef.

Ces mesures s’additionnent toujours aux avancements automatiques (0,37% de la masse salariale) ainsi qu’aux mesures de changement d’échelle (0,08% de la masse salariale)…
Pour la Fat Unsa, ces mesurettes sont loin de satisfaire aux attentes des salariés.
Nous estimons nos revendications honnêtes par rapport aux chiffres officiels et augmentation de la vie subie par les salariés. Inconcevable et inutile donc pour nous de rentrer dans un processus de marchandage.
Rappel de nos revendications:
  • Augmentation de la valeur du point de 2,5%
  • Augmentation de l’indemnité d’éloignement de 10%
  • Augmentation de la valeur du panier de 5%
  • Déplafonnement de la prime d’intéressement pour ainsi augmenter sa valeur maximale
  • Modification de la formule légale de calcul de la participation aux bénéfices pour augmenter sa valeur maximale.
A la question de la revalorisation des primes d'intéressement et de participation aux bénéfices, la Direction nous répond qu'elle désire partir dans un processus de prime au niveau du groupe Sanef.

Comme annoncé plusieurs fois, la Fat Unsa n'est pas opposée aux primes "groupe", à la seule condition qu'une formule dérogatoire soit mise en place pour éviter toute perte pour les salariés de Sanef.


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jeudi 8 mars 2012

CCE Sanef - Création de la filiale émettrice


Enième feuilleton d’un épisode désagréable de destruction à but purement lucratif d’une filière commerciale et de transfert de son personnel vers une filiale émettrice de badges.
Sanef était tellement sûre du bien fondé de sa procédure qu’il a fallu qu’elle s’y reprenne à plusieurs reprises pour respecter les obligations légales en termes de consultations des instances, preuve s’il en fallait d’un dossier peu travaillé à l’origine et monté dans l’urgence. Le tout avait commencé par un hasardeux dépôt de statut avant même la phase obligatoire de consultation du Comité Central d’Entreprise…

Après une invariable arrivée tardive de la délégation patronale, les débats ont pu reprendre.
Suite à certaines mystérieuses négociations dérobées, la Direction Générale a semblé accepter que le personnel transféré reste sous convention Semca (convention 1979 des autoroutes) en lieu et place d’une convention Syntec, sorte de convention fourre-tout et au rabais, bien moins avantageuse pour le personnel sacrifié.
Le tout devrait être officialisé par des accords d’harmonisation, mais après le transfert effectué pour ne pas le retarder et respecter (enfin) les procédures légales …
Et, malgré le jeu habituel et ennuyant d’auto-flatterie, ce n’est pas une menace virtuelle d’un « tract » (on en tremble encore..) qui a arrangé les tractations.
De par ce jeu naïf, la Direction voulait que des organisations reconnaissent par leurs votes la pertinence de cette création de filiale, certaines ont mordu.

Pour notre part, nous avons saisi les CHSCT des établissements concernés par les biais des élus Délégués du Personnel de la Fat Unsa, persuadés que ce transfert pouvait être néfaste aux salariés. Aucune réponse de la Direction à ce jour… ce qui ne nous étonne qu’à moitié.
Le vote ayant eu lieu, la Direction peut maintenant espérer fuir son obligation de consultation des CHS-CT.

Contrairement à d’autres organisations persuadées d’avoir sauvé le personnel, la Fat Unsa Autoroutes ne peut se satisfaire d’une telle issue qui laisse ouverte les possibilités de création de bien d’autres filiales.
Même si les conditions financières du personnel sont sauvegardées à court terme (engagement de 4 ans), celui-ci se retrouvera d’ici peu salarié d’une filiale dont rien ne garantie l’avenir.