Unsa Autoroutes

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jeudi 22 mars 2018

Autoroutes : sécurité du personnel



Réunion Branche 21 mars 2018

Il était temps !

Après une année catastrophique sur le plan humain, nos entreprises de la branche ont enfin accepté la tenue d’une réunion relative à la sécurité du personnel. Peut-être que nos différentes interventions auprès de nos Ministères ont eu raison de l’attitude bornée de nos Directions qui se cachaient derrière l’accord sécurité pour estimer que tout allait bien pour nos collègues sur les tracés.

Ça débutait pourtant assez mal
Les premières  présentations faisaient état des accidents de travail, taux de fréquence et de gravité, etc… puis quelques fiches réflex de sécurité, des procédures, des études.

Hors sujet ! Pour l’Unsa, le salarié n’est pas responsable de son accident, les entreprises ne doivent pas se dédouaner de leurs responsabilités en n’engageant que celles des salariés !

Passé cet interlude, les différents intervenants (Directions, responsables sécurité, organismes) ont enfin abordé le douloureux sujet de la sécurité sur le tracé.

Chaque Direction a conscience que l’année 2017 est la plus accidentogène et qu’il est inimaginable d’en connaître d’autres aussi dramatiques (pour information 184 véhicules ont été percutés en 2017 !)

Il serait donc malhonnête de penser que ce sujet ne les préoccupe pas. Il faut reconnaître que beaucoup d’initiatives sont mises en place pour tenter d’accroître notre sécurité. Mais comme toujours, chaque entreprise est, ou se croit, meilleure que les autres dans ce domaine.

Il serait pourtant simple de tirer les conclusions et d’en faire profiter toutes les sociétés du secteur autoroutier, encore faut-il que chacune de nos Directions admette que le voisin est peut être meilleur qu’elle dans certains domaines.
 
Chaque organisation syndicale a pu ensuite faire part de ses réflexions, de ses pistes de travail.
 
Certaines ne sont que preuve de bon sens dans les procédures d’exploitation, d’information, de constructions, d’équipements. Elles pourraient être appliquées rapidement à  condition que les différentes sociétés y mettent de la bonne volonté.

D’autres auront besoin de l’accord des législateurs. Celles-là risquent d’être un peu plus longues à mettre en place. L’ASFA se doit donc maintenant d’insister et d’accroître son lobbying auprès de nos Ministères pour faire évoluer ces procédures.

Malgré l’absence d’entente préalable sur ce sujet, il est à noter que beaucoup de propositions des Organisations Syndicales sont communes, preuve s’il en est que le dossier de la sécurité est prioritaire.

Nous n’hésiterons pas à intervenir à nouveau auprès de nos Ministères et de nos Sociétés pour qu’enfin les salariés puissent effectuer leurs missions en toute sécurité.


Une réelle cohésion syndicale est maintenant nécessaire pour la garantie de la sécurité.




Discussions Branche relatives au CDI de chantier


Contexte :
Depuis les ordonnances dites « Macron », une convention ou un accord collectif de branche peut fixer les conditions dans lesquelles il est possible de recourir à un contrat conclu pour la durée d’un chantier ou d’une opération.

Ce type de contrat n’a pas vocation à pourvoir ou remplacer un emploi existant, durable et permanent mais de couvrir  les activités nécessaires à la réalisation de tout chantier et opération de conception ou de réalisation. Peuvent ainsi être concernés par de telle mesures des longs chantiers d’élargissement de portions autoroutières, des chantiers de construction de nouveaux échangeurs, des mises en place de logiciels informatiques (de la conception à la réalisation puis la généralisation) voire  même des études sur d’éventuelles constructions de nouvelles portions.

A défaut d’un tel accord, ce contrat peut être conclu  dans les secteurs où son usage est habituel et conforme à l’exercice régulier de la profession qui y recourt au 1er janvier 2017 (ce qui n’est pas le cas du secteur d’exploitation autoroutière).

La convention ou l’accord collectif doit fixer :
La taille des  entreprises concernées
Les activités professionnelles
Les mesures d’information du salarié sur la nature de son contrat
Les contreparties en termes de rémunération et d’indemnités de licenciement
Les garanties en termes de formation professionnelle
Les modalités adaptées de rupture de ce contrat dans l’hypothèse où le chantier ou l’opération pour lequel ce contrat a été conclu ne peut pas se réaliser ou se termine de manière anticipée

C’est dans ce but que des réunions de négociations en branche se déroulent actuellement, les employeurs devant parvenir à un accord avec les organisations syndicales pour installer ce dispositif.

Négocier ne veut certainement pas dire être signataire d’un tel accord !

Négocier et discuter implique déjà de s’intéresser au sujet et de tenter de le maitriser, puis de cadrer un potentiel accord, d’y rajouter des clauses et obligations (telles que formations, protection, réembauches,…) des employeurs envers les salariés. C’est pour cela que l’Unsa, dans son rôle d’organisation syndicale, a choisi de participer activement à ce genre de discussions, préférant construire un accord cloisonné et protecteur sans toutefois se positionner en éventuel signataire.

Nous n’utiliserons pas les termes de précarisation de l’emploi, car les salariés relevant de ce dispositif seront couverts par notre Convention Collective et les accords existants dans les entreprises utilisatrices et « remplaceraient » ainsi des CDD qui peuvent être en plus grande précarité, ainsi que tout autre sous-traitants et intérimaires qui, eux, ne peuvent nullement prétendre aux applications de nos conventions et accords.

Mais nous voyons dans cette initiative une sorte de dumping social utilisé par les employeurs. Ces mêmes employeurs qui, durant toutes ces années, ont œuvré à l’effondrement de nos effectifs, laissant ainsi filer tout notre savoir-faire autoroutier par le manque de remplacement et de renouvellement des salariés, et qui tentent aujourd’hui de nous faire croire que leur seule préoccupation, par ce genre d’accord proposé, est d’avoir « un intérêt social et économique à promouvoir l’emploi et à continuer de concourir à la bonne intégration de ses salariés dans le monde du travail ».


Prompts à négocier, oui. Mais nous sommes loin d’être dupes et de croire au nouveau discours faussement idyllique de la part de nos Directions.

Paris, le 22 mars 2018

dimanche 18 mars 2018

Les autoroutes Sanef changent d’actionnaires

Ce sont des grandes manœuvres capitalistiques qui montrent l’intérêt stratégique du secteur, notamment par les sources récurrentes de revenus qu’il représente. Après des mois de discussions, l’italien Atlantia et l’espagnol ACS, qui convoitaient tous les deux le gestionnaire espagnol d’autoroutes Albertis, ont fini par trouver un terrain d’entente, évitant ainsi de s’engager dans une surenchère ruineuse.
Les deux groupes ont annoncé, jeudi 15 mars la signature d’un « accord préliminaire » pour mener une offre conjointe sur Abertis, pour 18,1 milliards d’euros.
Avec un chiffre d’affaires de 5,3 milliards en 2017, Abertis se présente comme « le premier gestionnaire d’autoroutes au monde – avec plus de 8 300 km dans 12 pays d’Europe et d’Amérique ». En France, il possède l’intégralité de Sanef, qui a 1 760 km d’autoroutes dans le nord et l’est.

Un dossier à la fois politique et économique
La bataille pour Abertis opposait depuis octobre la famille italienne Benetton, qui contrôle Atlantia, à l’homme d’affaires espagnol Florentino Perez, principal actionnaire d’ACS et président du Real Madrid. Ses deux casquettes en font un personnage puissant et très médiatique.
Ces dernières semaines, le gouvernement espagnol s’était inquiété de voir l’un des principaux gestionnaires autoroutiers du pays passer sous contrôle étranger si l’offre d’Atlantia était retenue. Une des filiales d’Abertis constitue également un actif stratégique pour l’Espagne: la société de satellites Hispasat assure les communications du gouvernement espagnol. Elle pourrait finalement être cédée à lopérateur du réseau électrique espagnol Red Eléctrica.

Deux groupes puissants
Depuis quelques années, la famille Benetton a diversifié (ou sécurisé) son patrimoine en dehors de son activité traditionnelle de textile, en se tournant vers la gestion d’infrastructures. Aujourd’hui, Atlantia gère un peu plus de 3 000 kilomètres d’autoroutes, dont 50 % en Italie. En 2016, il a également acquis la concession de l’aéroport de Nice, privatisé par le gouvernement de Manuel Valls.
À coups de fusions et d’acquisitions, ACS est devenu au fil des années, le numéro un du BTP espagnol. Il a survécu à la crise, grâce à son implantation mondiale avec plus de 80 % de son chiffre d’affaires réalisé hors d’Espagne.

ACS veut revenir aujourd’hui sur le marché des concessions autoroutières. Le groupe dirigé par Florentino Perez, qui connaît bien le secteur puisqu’il fut un des fondateurs d’Abertis, dont il a détenu jusqu’à 25 % du capital entre 2002 et 2011.
En 2006, le PDG avait même mis au point un scénario de fusion entre Abertis et Autostrade, la société qui gère les autoroutes en Italie et qui est devenue Atlantia. Mais à l’époque, l’affaire avait échoué à cause de l’opposition du gouvernement italien.

jeudi 22 février 2018

Autoroutes : le chassé-croisé continue entre ACS et Atlantia pour l’acquisition d’Abertis

Le géant espagnol de la construction ACS a légèrement abaissé le montant de son OPA sur son compatriote autoroutier Abertis, objet d’un bras de fer avec le groupe italien Atlantia, qui pourrait lui augmenter son offre dès mercredi 21 février.

La société Hochtief, filiale allemande de l’espagnol ACS chargée de mener à bien l’OPA sur Abertis, a annoncé dans un communiqué lundi 19 février au soir, avoir décidé de déduire de son offre le dividende brut offert par Abertis à ses actionnaires pour l’exercice 2017, soit 0,40 euros par action. 

Par conséquent, l’offre fixée au départ à 18,76 euros par action « sera réduite à 18,36 euros par action » si le paiement du dividende est approuvé par l’assemblée générale d’Abertis, explique Hochtief. Cette offre valorise Abertis à 18,18 milliards d’euros, contre 18,58 milliards précédemment.

Si ni ACS ni Hochtief n’ont souhaité livrer d’explications sur cette modification, la presse espagnole a évoqué de son côté des difficultés d’Hochtief pour financer son OPA, accentuées par le récent recul en bourse de son action, alors qu’une partie de l’offre consiste en un échange d’actions Hochtief contre des actions Abertis.

Pour sa part, l’offre d’Atlantia elle, actuellement fixée à 16,50 euros par action, valorise Abertis à 16,3 milliards d’euros. Le groupe italien, dont le premier actionnaire est la famille Benetton, pourrait décider d’améliorer son offre mercredi 21 février, lors d’une assemblée générale extraordinaire de ses actionnaires. Le PDG Giovanni Castellucci avait annoncé dès novembre qu’il envisageait de relever son offre.

La bataille d’OPA, qui vise à créer un géant mondial des autoroutes, traîne en longueur depuis le lancement mi-mai de l’offre d’Atlantia, suivie en octobre de la contre-offre d’ACS, dirigé par le président du club de football du Real Madrid Florentino Perez.

En cause principalement, les réticences de Madrid à autoriser l’opération, en raison du risque de passage sous contrôle étranger de la société satellitaire Hispasat, dont le premier actionnaire est Abertis. Hispasat est considérée comme stratégique par Madrid car elle gère l’essentiel des communications gouvernementales espagnoles.

Abertis se présente comme « le premier gestionnaire d’autoroutes au monde – avec plus de 8.300 km dans 12 pays d’Europe et d’Amérique ».

L’appétit des investisseurs pour le groupe espagnol s’est aiguisé depuis qu’Abertis a renforcé sa position en France, son premier marché, en rachetant début 2017 l’intégralité de la Sanef, via laquelle il gère 1.760 km d’autoroutes dans le nord de l’Hexagone.

Grèves Communes Vinci Autoroutes (Escota, Asf, Cofiroute)




mercredi 21 février 2018

Le retour des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires, ce sera a priori pour 2020

Le programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne pour l’élection présidentielle du printemps 2017 prévoyait le rétablissement des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires(https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/travail-emploi).

Concrètement, on trouvait au menu deux mesures :

-côté cotisations patronales, le rétablissement de la déduction de 0,50 € par heure supplémentaire sur les cotisations patronales pour les entreprises de 20 salariés et plus (ceux de moins de 20 salariés bénéficient déjà d’une déduction de 1,50 € par heure supp’).

-côté cotisations salariales, le rétablissement de l’exonération complète des prélèvements sociaux à charge des salariés (cotisations et contributions salariales + CSG/CRDS) sur la rémunération des heures supplémentaires.

Le Premier ministre est revenu sur le sujet le 6 février 2018, à l’occasion d’un Facebook Live.

Édouard Philippe a indiqué que ces mesures sont prévues pour être mises en œuvre en 2020 (donc à l’occasion des lois de budget qui seront examinées à l’automne 2019). Si des « marges de manœuvre dans le financement de la protection sociale » le permettent, le calendrier pourrait être avancé.

En revanche, il n’est pas prévu de défiscalisation. Autrement dit, l’engagement du gouvernement porte uniquement sur les exonérations sociales, et pas sur un rétablissement de l’exonération d’impôt sur le revenu autrefois attachée aux heures supplémentaires.

On rappellera que pour l’heure, il s’agit d’une simple annonce, qui reste à concrétiser.

En pleine forme, Abertis vise le Grand Paris


Le groupe espagnol, convoité par son compatriote ACS et l'italien Atlantia, veut faire de sa filiale française Sanef son fer de lance pour les projets autour de la capitale.

Abertis trace sa route sans se préoccuper de l'issue de la bataille boursière que se livrent ses prétendants, le groupe de BTP espagnol ACS et le groupe de concession italien Atlantia. Le propriétaire de Sanef a présenté mercredi à Madrid ses résultats de l'année 2017, annonçant un bénéfice en hausse de 13 %, à 897 millions d'euros. Les activités en France, premier marché du groupe espagnol, ont contribué à ses performances à hauteur de 157 millions d'euros.

Après avoir racheté en avril dernier la totalité de sa filiale française, Abertis compte renforcer ses activités dans l'Hexagone où il réalise 32 % de son chiffre d'affaires. « Nous poursuivons nos efforts pour améliorer la rentabilité de nos infrastructures et nous suivons avec beaucoup d'attention les développements du Grand Paris. Nous comptons être partie prenante des nouveaux projets autoroutiers autour de la capitale », a déclaré José Aljaro, le nouveau directeur général du groupe.

Deux OPA

Le groupe affiche un excédent brut d'exploitation de 3,48 milliards, en hausse de 14 %. Ces comptes assainis aiguisent donc les appétits  de l'Italien Atlantia, qui a lancé son OPA en avril 2017, et d'Hochtief, la filiale allemande du constructeur espagnol ACS, qui a enclenché la sienne en septembre. Les dirigeants d'Abertis se refusent strictement à commenter les deux projets, même si, à en croire la presse espagnole, l'offre d'Atlantia avec le projet de constituer un géant mondial du secteur, serait perçue d'un bon oeil par Criteria. Mais ce dernier, actionnaire principal d'Abertis (à hauteur de 21,5 %), souhaiterait toutefois obtenir un prix par action plus élevé.
Entrée en Inde

Présent dans 15 pays, avec plus de 8.600 kilomètres de voies à péage, le groupe espagnol est en plein essor. Il tire les fruits de son plan stratégique 2015-2017, qui a l'a conduit à recentrer ses activités vers la gestion autoroutière en se débarrassant de ses autres actifs non stratégiques. Il annonce avoir amélioré la rentabilité de ses infrastructures en portefeuille tout en étendant son réseau, avec l'entrée sur de nouveaux marchés comme l'Inde, le renforcement de sa présence en Europe du sud, et en gagnant de nouveaux kilomètres, au Chili comme au Brésil. Son talon d'Achille reste son marché domestique, l'Espagne (26 % des activités du groupe), où seules 20 % des voies de haute capacité sont à péage et où le groupe continue de souffrir de l'indécision du gouvernement quant à la définition d'un système de concessions.


Sources : lesechos.fr

Madrid autorise l'OPA de l'italien Atlantia sur Abertis

Le gouvernement espagnol a donné vendredi son feu vert à l'offre publique achat du groupe italien Atlantia sur le gestionnaire espagnol d'autoroutes Abertis, au coeur d'une bataille d'OPA pour créer un géant mondial du secteur.

"Le conseil des ministres a décidé d'autoriser le transfert des actions d'Abertis à Atlantia" en cas de succès de l'OPA de l'italien, "cela signifie que la société Atlantia peut entrer dans la compétition", a expliqué le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo.
L'OPA d'Atlantia, lancée en mai, fait face depuis octobre à une contre-offre du groupe de construction espagnol ACS.

Le groupe italien, dont le premier actionnaire est la famille Benetton, offre 16,50 euros par action d'Abertis, valorisant l'entreprise à 16,3 milliards d'euros.

De son côté ACS, dirigé par le puissant Florentino Perez, par ailleurs président du Real Madrid, propose 18,76 euros par action.

comment on devient chef, chef ?


Négociations salariales Sanef 2018