Unsa Autoroutes

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samedi 22 mai 2021

Licenciement pour harcèlement : ces entreprises qui piègent leurs salariés.

A l’heure actuelle le harcèlement moral est dans toutes les bouches. Le Monde rapporte par exemple que Michelin souhaite « se débarrasser de ses managers toxiques ».

La crise sanitaire a-t-elle accentué les comportements managériaux harcelants ? Y aurait-il une augmentation statistique de la perversité au travail ? Aux vrais cas de harcèlement ne faudrait-il pas ajouter ceux montés de toutes pièces pour se débarrasser des « quinquas » dont la crise accentue de façon inquiétante le départ prématuré et qui, s’ils ont conservé leur ancienneté, coûtent encore cher à licencier ?

Un demi-million de salariés en souffrance au travail. Qui harcèle qui ?

L’institut de veille sanitaire dénombre 480 000 salariés en souffrance psychologique liée au travail (Le Monde 28 avril 2021). La majorité des cas relèvent du harcèlement moral institutionnel ou en langage imagé « démissionnaire » soit la tactique managériale qui consiste pour la direction de l’entreprise à dégrader exprès les conditions de travail des salariés pour les obliger à partir d’eux-mêmes.

Las de la placardisation et des brimades, les plus chanceux, après avoir cherché et trouvé un emploi, démissionnent. Ce sera tout bénéfice pour l’employeur. D’autres, après avoir cherché sans trouver, tomberont malade. L’employeur fera alors l’économie du salaire, la Sécurité Sociale prenant le relais. D’autres encore se suicideront. C’est l’affaire France Télécom.

On peut distinguer trois profils distincts de « harceleurs ».

mardi 18 mai 2021

Sanef Région Nord: à peine nommé, notre Responsable de Région balaie les engagements

C'est un fait, à peine la valse des chefs terminée que les nouveaux en place tentent d'affirmer leur autorité soit en imposant de nouvelles règles, soit en balayant les anciennes.

Notre nouveau Responsable de Région ne dérogera pas à la norme, il revient carrément sur des engagements, s'assoie sur les accords existants et balaie les usages.

On ne peut même pas trouver l'excuse de la nouveauté dans les fonctions et d'un pêché par méconnaissance des textes, il était déjà en fonction dans des responsabilités chez Sanef quand ces usages ont été actés ou validés. C'est la nouvelle norme de nos Directeurs et autres Responsables, tenter de faire oublier les anciens engagements en prétextant l'oubli des règles.

Ça ose tout, un Responsable de Région, et c'est à ça qu'on reconnaît les chefs.


 

 
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jeudi 13 mai 2021

Les régions où l’on s’insulte le plus au volant

Les mauvaises habitudes au volant ont la vie dure. Que ce soit en Ile-de-France ou en Paca, nombre d'automobilistes reconnaissent faire preuve d'incivilité.

La Fondation Vinci Autoroutes a publié son baromètre de la conduite responsable, relayé par Le Parisien, le 11 mai. Premier constat, le comportement au volant n'est pas forcément le même selon les régions. Si les injures arrivent en tête des incivilités des conducteurs français (65%), les habitants de Paca semblent les plus enclins à proférer des noms d'oiseaux depuis leur habitacle (70%), suivis par les automobilistes d’Auvergne-Rhône-Alpes, des Hauts-de-France et d’Ile-de-France (68%). À l'inverse, les Normands sont les plus calmes au volant avec seulement 55% des conducteurs qui admettent insulter d'autres automobilistes en conduisant.

Le baromètre de Vinci s'est également intéressé à l'incivilité au volant. L'Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur se disputent la première place. Les coups de klaxon arrivent en tête à Paris (65%) juste devant Marseille (64%), loin de la moyenne nationale qui s'établit à 53%. Pire, 25% des automobilistes d'Ile-de-France indiquent être déjà descendus de leur voiture pour s'expliquer contre 24% en Paca. "Peut-être parce que ce sont dans ces deux régions, que le trafic est le plus dense et la conduite la plus stressante", avance Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci Autoroutes.

Le téléphone semble lui aussi être complètement entré dans l'habitacle des véhicules. La moitié des automobilistes français (54%) admettent passer des appels en Bluetooth, alors qu'ils conduisent. "Cette pratique certes autorisée constitue pourtant une distraction autant que les autres appels", souligne Bernadette Moreau. Pire, 17% d'entre eux reconnaissent téléphoner sans kit main libre, 27% avouent envoyer des SMS au volant et 5% regardent même une vidéo pendant qu'ils roulent.

Quant à l'alcool au volant, c'est en Bretagne que les automobilistes concèdent le plus conduire en sachant qu'ils sont au-dessus de la limite autorisée (18%). En Paca, 15% des sondés indiquent avoir déjà eu un accident ou presque à cause d'une consommation excessive d'alcool, contre 12% en Nouvelle-Aquitaine et Bretagne.

Note du rédacteur: pour votre entrainement, 35 insultes anciennes à asséner à vos pires ennemis 

sources: capital.fr

 

Sécurité routière : "les Français de plus en plus déconnectés de la route", constate la Fondation Vinci Autoroutes

Les Français sont de plus en plus "connectés à leur téléphone, à leur smartphone, à leur GPS" et perdent l'attention "indispensable" à la route, alerte Bernadette Moreau.

"Les Français sont de plus en plus déconnectés de la route", a souligné mercredi 12 mai sur franceinfo Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci Autoroutes qui publie son 11e Baromètre de la conduite responsable, à la veille du Pont de l'Ascension où beaucoup de personnes vont prendre la route. Selon cette étude notamment, les Français sont un peu moins nerveux au volant depuis l'éclosion de la pandémie de Covid-19. 

franceinfo : Selon votre baromètre, on ne se comporte pas pareil selon qu'on est Parisien, Marseillais ou Normand. Est-ce que cela veut dire que les clichés ne le sont pas tant que ça ?

Vinci observe des tendances positives en mai dans ses aéroports et sur ses autoroutes

Le groupe de construction et de concessions Vinci a indiqué mercredi que le trafic dans ses concessions autoroutières se redressait nettement depuis le début de l'année, tandis que la fréquentation de ses aéroports reste en baisse même s'il observe des tendances positives.

Le groupe a indiqué que le trafic de Vinci Autoroutes avait bondi de 223% en avril, et s'inscrivait en hausse de 15,8% sur les quatre premiers mois de l'année par rapport à la même période un an plus tôt. Dans les aéroports, regroupés au sein de Vinci Airports, la fréquentation a également augmenté en avril, par rapport au même mois l'an dernier où la pandémie avait provoqué l'arrêt quasi total du trafic passagers, mais elle accuse toujours une baisse, de 70,7%, depuis le début de l'année.

Le groupe a souligné que le trafic autoroutier avait accéléré au début du mois de mai, à la faveur de la levée de l'interdiction des déplacements au-delà de 10 km en France.

"Ainsi, bien qu'encore pénalisé par le maintien de certaines mesures restrictives (couvre-feu, fermeture de nombreux lieux accueillant du public, limitation des déplacements entre pays), le trafic autoroutier de la première semaine de mai 2021 n'affiche qu'une baisse limitée par rapport à la semaine comparable de 2019", a-t-il souligné.

Pour les quatre premiers mois de l'année, le trafic de Vinci Autoroutes s'inscrit en baisse de 19% par rapport à 2019.

Dans les aéroports, le groupe a souligné qu'"une inflexion positive des réservations de billets d'avions [était] observée depuis début mai" avec la levée progressive des mesures restrictives de circulation dans certaines zones, notamment en Amérique du Nord et en Europe.

"Dans ce contexte, le déconfinement en cours au Royaume-Uni et l'assouplissement des restrictions au Portugal devraient favoriser une reprise du trafic entre ces pays. En France, les lignes touristiques pourraient bénéficier des week-ends prolongés de la deuxième quinzaine de mai", a souligné Vinci. 

sources : lesechos.fr

 

lundi 10 mai 2021

Autoroutes durables, le gouvernement se montre vigilant

À 10 ans de la fin de certains contrats de concession des autoroutes, le gouvernement clarifie sa politique : non à la renationalisation, oui à la modernisation des contrats et à l’intensification de la transformation verte des 9 200 km des autoroutes françaises. 

 
La transition écologique touche tous les aspects de la vie économique française. Les transports ne font pas exception, d’autant qu’ils sont responsables d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur routier, lui, met en place au pas de charge de nombreux projets pour verdir ses activités. Des efforts essentiels et coûteux que les gouvernements successifs veulent accompagner. Dans ce paysage, les concessions autoroutières sont à la fois en première ligne, et dans le viseur des parlementaires qui viennent, le 6 mai dernier, de discuter au Sénat de l’avenir de ces concessions avec le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

 
Dépassionner un débat idéologique 

Présidée par le sénateur de la Creuse Eric Jeansannetas, la commission d'enquête sur le contrôle, la régulation et l'évolution des concessions autoroutières avait épinglé l’année dernière dans son rapport la gestion des entreprises privées chargées des concessions autoroutières, dont les contrats viendront à échéance entre 2031 et 2036. Pêle-mêle, les arguments-phare des sénateurs – parfois démagogiques – ciblaient le manque à gagner pour l’État, les dividendes en fin d’année touchés par les SCA (sociétés concessionnaires d’autoroutes) et une éventuelle renationalisation du réseau français. Si le gouvernement actuel est en accord sur certains points, comme la tenue d’un Sommet des autoroutes réclamée par les sénateurs, ses conclusions divergent sur les dossiers les plus cruciaux, à commencer par les finances. Il s’appuie pour cela sur les conclusions du rapport de l’Autorité de régulation des transports (ART), un organisme indépendant qui, contrairement aux élus, n’a pas d’agenda électoral ou idéologique.

vendredi 7 mai 2021

Gratuité des autoroutes en Espagne, la fin d'une illusion

En Espagne, les autoroutes ne resteront pas gratuites très longtemps

 


 

Alors que l'autoroute entre la France et Barcelone doit devenir gratuite cet été, l'Espagne réfléchit à un système de financement permettant d'assurer l'entretien de ses 12.000 kilomètres de voies rapides.

Ce 31 août 2021, deux autoroutes catalanes deviendront gratuites: l'AP-7 entre Barcelone et la France et l'AP-2 entre Barcelone et Saragosse. Au 31 décembre 2021, il n'y aura d'ailleurs plus d'autoroutes payantes dans le royaume. Un mouvement enclenché en 2018 par le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez.

Mais pas de joie démesurée pour les automobilistes puisqu'ils risquent de rapidement déchanter. Si les péages devraient bien disparaître du paysage, l'Espagne réfléchit à un système de financement pour couvrir les coûts d'entretien du réseau national long de 26.000 km dont 12.000 d'autoroutes. Sans compter les lourdes pénalités à rembourser aux futurs-ex concessionnaires notamment le 1,3 milliard d'euros qu'Abertis de Florentino Perez, le président du Real Madrid, touchera dès cette année pour l'AP-7.

Si la méthode n'a pas encore été trouvée, le gouvernement espagnol penche sur deux piliers: faire payer les pollueurs et les usagers.

Dans un premier temps, l'Espagne pourrait ainsi taxer les transports les plus polluants mais aussi les usagers des autoroutes sans forcément remettre des péages tous les 200 kilomètres. L'idée d'une vignette pourrait ainsi être adoptée.

Le gouvernement espagnol se donne quelques mois pour finaliser sa loi sur la mobilité et le financement des transports. Un texte qui devra être voté au Parlement avant la fin de l'année 2023 pour une application en début d'année 2024. Entre-temps, c'est sûr, à partir du 1er septembre 2021, il sera ainsi gratuit pour circuler sur l'autoroute menant à Barcelone.

sources :lindependant.fr

 

Concessions autoroutières : ni nationalisation, ni prolongation mais « une modernisation des contrats »

Le gouvernement n’entend ni renationaliser ni prolonger les concessions autoroutières, mais les « moderniser », a indiqué ce jeudi le ministre délégué aux Transports lors d’un débat au Sénat.

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari s’est dit ce jeudi lors d’un débat au Sénat, en désaccord avec l’analyse d’un récent rapport sénatorial, selon lequel Vinci Autoroutes et Eiffage devraient atteindre la rentabilité dès 2022, plus dix ans avant la fin de leurs concessions.

Les dividendes versés atteindraient, selon ce rapport, ensuite environ 40 milliards d’euros, dont 32 milliards pour Vinci et Eiffage, avant la fin des concessions entre 2031 et 2036 pour la plupart d’entre elles, selon le rapport.

« Il apparaît donc impensable de prolonger les concessions en cours, et si le choix est fait de les renouveler lorsqu’elles arriveront à échéance, il faudra en minima en abaisser la durée », a noté le sénateur Eric Jeansannetas (RDSE), président de la commission d’enquête sénatoriale.

À tout le moins, « il faut arrêter la logique infernale travaux-allongement des travaux », a renchéri le centriste Vincent Delahaye, rapporteur de la commission d’enquête, évoquant des contrats « mal ficelés ». Il faut au contraire, selon lui, négocier « des travaux complémentaires sans contrepartie », ne pas hésiter à brandir des pénalités, et négocier certaines baisses de péages.

« Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d’autoroutes avec l’État et les usagers, et de rééquilibrer les relations entre le concédant et les concessionnaires », avait déjà pointé la commission d’enquête du Sénat en septembre. 

 

Autoroutes : le Sénat estime qu’il est "impératif de ne plus prolonger les concessions"

Il est "impératif de ne plus prolonger la durée des concessions" autoroutières qui doivent arriver à échéance à partir de 2031, conclut une commission d'enquête du Sénat.

Dans son rapport sur le "contrôle, la régulation et l'évolution des concessions autoroutières", la commission d'enquête du Sénat estime que "la rentabilité des concessions autoroutières est généralement perçue comme trop favorable".

"Le statu quo n'est pas possible. Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d'autoroutes avec l'État et les usagers, et de rééquilibrer les relations entre le concédant et les concessionnaires", a estimé le sénateur centriste Vincent Delahaye, rapporteur de la commission.

Remise à plat du système autoroutier

Dans cette optique, la commission préconise "avant tout" une remise à plat du système autoroutier à l'échéance des concessions (entre 2031 et 2036).

Elle recommande notamment "un contrôle plus étroit des marchés des Sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA)", une "amélioration du service aux usagers", "la préparation de la fin des concessions" sans prorogation de leur durée et l'anticipation de la gestion future des autoroutes avec une limitation à 15 ans de la durée des futures concessions.

"Plus de 90% du réseau autoroutier français concédé est géré par des SCA +historiques+", créées entre le milieu des années 50 et le début des années 70, explique le rapport, notant que "depuis leur privatisation en 2006" la durée des concessions de ces SCA, détenues par trois groupes privés Vinci (ASF, Cofiroute, Escota), Eiffage (APRR) et Abertis (Sanef) "a été prolongée à plusieurs reprises sans mise en concurrence".