Unsa Autoroutes

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mardi 4 mars 2014

Sanef : négociations salariales du 27 février


Négociation salariale

Réunion du 27 février
Le mépris de nos dirigeants est inversement proportionnel à leurs propositions salariales

 
Suite et fin du feuilleton des négociations, si un tel mot peut encore être utilisé aujourd’hui, tant l’attitude de nos dirigeants relève plus du mépris social plutôt que d’une volonté de discussion. Après les débats du 20 février dernier où nous nous étions quittés sur la proposition alléchante d’augmentation de la valeur du point de 0%, nous pensions que tout n’était que pure provocation et que nous allions revenir vers un dialogue social plus sain.

Pauvres hères que nous sommes ! C’est sans aucun remord ni honte que notre Directeur des Ressources Humaines a réitéré son attaque sociale. Les seules motivations de mesurettes proposées sont, pour Sanef, d’avoir à payer moins de charges et d’impôts, ce qui explique l’effort (défense de rire) octroyé sur l’intéressement au détriment d’augmentation de la valeur du point. Soucieux de favoriser la population salariale cadre et, par là-même leur organisation syndicale catégorielle, notre Directeur répète que, faute de signature d’accord groupe, il appliquerait unilatéralement le dispositif Perco, histoire de mettre en place un quatrième régime de retraite complémentaire pour ces salariés.

Après quelques discussions stériles, c’est non sans un certain sarcasme dont seul nos chefs ont le secret que notre Directeur fera évoluer ses propositions, le tout en restant dans l’enveloppe définie, à savoir :

Ø  0,15% d’augmentation de la valeur du point d’indice.
Ø  Majoration exceptionnelle de 0,15 % de l’intéressement, uniquement valable pour le versement de cette année et sous condition d’acceptation par le Conseil d’Administration.
Ø  Mise en place du Perco avec abondement uniquement pour cette année et selon un taux à négocier… ou à appliquer unilatéralement !


Fin des discussions ! 3 réunions, moins de 6 heures de débats, tout cela semble largement suffisant et difficilement supportable pour une Direction et ses représentants qui semblent répugnés à la simple idée de nous côtoyer. Ils ont tellement de choses bien plus importantes à faire, dont l’accélération du processus de séparation du personnel.
La suite se passera donc par contact téléphonique entre le DRH et les Délégués Centraux (qui a osé dire tentative de corruption ?)

Par honnêteté et parce que le temps est précieux pour tous :
  • Etant donné son caractère non pérenne et son faible montant, nous vous faisons cadeau de la majoration exceptionnelle de l’intéressement. 
  • Nous ne serons pas signataires du Perco. Si la Direction se soucie tant de nos futures retraites comme elle essaie de nous le faire croire, qu’elle généralise le système de retraite sur-surcomplémentaire majoré gracieusement de 150% par Sanef et accordé avec largesse aux seuls cadres. De plus, à peine un salarié sur deux est capable aujourd’hui de placer son intéressement malgré l’abondement accordé, preuve si nécessaire des difficultés pour la majorité d’entre nous à épargner en ces temps difficiles. 
  • Plutôt que de se soucier de notre hypothétique retraite, que la Direction s’inquiète en premier lieu du quotidien de ses salariés et de leur rémunération directe. 
  • Que la Direction joue réellement la transparence des rémunérations et qu’elle nous communique les salaires et augmentations accordés aux dirigeants de notre entreprise, sauf si les hausses accordées généreusement au cours de l’année 2013 la rendent honteuse. 
  • Le trafic reprenant légèrement, les perspectives étant optimistes, le lobby autoroutier battant son plein pour allonger les durées de concessions, donc de cash, les bénéfices augmentant, les actionnaires s’octroyant une hausse des dividendes de l’ordre de 15%, Sanef s’enrichissant encore un peu plus grâce au détournement Crédit Impôts Compétitivité Emploi (il est vrai que nos sociétés d’autoroutes « souffrent » du secteur concurrentiel…) : les revendications Fat Unsa s’élèvent à 1% d’augmentation de la valeur du point, hors mesures conventionnelles, et en complément des sujets abordés par notre courrier (lien) :
Ø  Augmentation de la valeur du panier et des indemnités d’éloignement
Ø  Augmentation du plafond du télépéage Tis Perso
Ø  Revalorisation du taux des astreintes
Ø  Instauration d’une majoration de samedi
Ø  Respect de l’accord 2009-5 et application aux salariés des PCE


Inutile de nous appeler pendant nos repos, nous sommes très éloignés des profiteurs du système en délégation à longueur d’année avec la bénédiction de certaines Directions Sanef, et il ne nous viendrait pas à l’idée de vous déranger pendant votre week-end Monsieur le Directeur …. De plus vos opérations téléphoniques intensives de lobby, de pression ?, lors des discussions GPEC n’ont eu aucun effet sur notre intégrité, ce n’est pas sur ce sujet que nous craquerons ….

version imprimable : ici
 

Abertis: le bénéfice net 2013 plonge de 40%, mais ...

C'est vrai qu'à la seule vue du titre, on pourrait sortir nos mouchoirs, les mêmes qui servent en négociations salariales, et pleurer sur le triste sort de nos actionnaires ibériques.
Mais, car il y a un mais, il suffira d'une lecture de l'article pour se rendre compte que cette chute du bénéfice n'est due qu'aux gonflements de celui de l'année dernière, aidé par la vente des participations d'Abertis dans Eutelsat.
Retirée cette notion comptable, Abertis nous apprend donc que son bénéfice net augmente de 6,5%, grâce à la santé de ses autoroutes !

Ça expliquera certainement l'augmentation de leurs dividendes (+15%) mais pas l'aumône salariale proposée par la Direction Sanef. A moins que cette provocation ne soit le fait que d'une poignée de dirigeants Sanef qui y verront là un moyen supplémentaire de se faire (encore) mousser lors de leurs prochaines escapades espagnoles, Olé !

communiqué de presse Abertis :
Le groupe d'infrastructures espagnol Abertis, propriétaire des autoroutes françaises Sanef, a publié aujourd'hui un bénéfice net de 617 millions d'euros pour 2013, en chute de 40% en raison d'éléments exceptionnels qui avaient gonflé les résultats en 2012.
Un an plus tôt, le bénéfice du groupe avait été dopé par les plus-values liées à sa vente de 25% d'Eutelsat et de participations dans Brisa.

En termes comparables, sans tenir compte de ces plus-values, le bénéfice net augmente de 6,5%, précise Abertis dans un communiqué.
Ces résultats ont été mal accueillis à la bourse de Madrid où le titre perdait 1,31% à 17,385 euros dans un marché en légère hausse de 0,13% à 11H37 GMT.
En 2013, le chiffre d'affaires a bondi de 25%, à 4,654 milliards d'euros, et l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a progressé de 24%, à 2,923 milliards.

90% du chiffre d'affaires provient des autoroutes et les 10% restants du secteur des télécommunications, après la vente d'aéroports, explique le groupe dans un communiqué.
Abertis a annoncé fin novembre avoir bouclé la vente de l'aéroport londonien de Luton pour 433 millions de livres (518 millions d'euros) à un consortium formé par le gestionnaire espagnol des aéroports publics Aena et le fonds Ardian (ex-Axa Private Equity).
Le groupe s'est également défait durant l'été des aéroports Belfast International et Stockholm Skavsta pour 284 millions d'euros à la société américaine spécialisée dans la gestion aéroportuaire ADC & HAS Airports Worldwide.
Et fin mars, Abertis avait annoncé la vente de l'aéroport de Cardiff, au Pays de Galles, pour environ 61 millions d'euros.

Pour 2014, le groupe entend amplifier sa diversification géographique avec un intérêt particulier pour le secteur des autoroutes en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.
Le groupe vise également à développer sa présence dans le secteur des télécommunications, et plus spécifiquement dans les satellites et infrastructures de téléphone mobile à l'international.

Lire aussi ici l'interview de Senior Francisco Reynés, Directeur Général d'Abertis .



Sanef a besoin de 400 millions d'euros pour ses investissements


Le groupe Sanef, filiale de l'espagnol Abertis, a besoin d'une augmentation de capital d'environ 400 millions d'euros pour réaliser les investissements prévus dans le cadre du futur plan de relance autoroutier, a déclaré vendredi son directeur général.
Les négociations entre Sanef et l'Etat français ont porté sur une prolongation de deux à six ans de la durée de ses concessions autoroutières en contrepartie d'environ 700 millions d'investissement, a dit Francisco Reynes à Reuters.
Sanef "ne pourra pas effectuer un tel investissement sans une augmentation de capital", a-t-il ajouté en chiffrant le montant à environ 400 millions d'euros.
Sanef, opérateur du réseau autoroutier Paris-Normandie, Eiffage (APRR) et Vinci (Cofiroute) ont négocié pendant un an avec le gouvernement français un plan d'investissement autoroutier portant sur un montant total de 3 à 3,5 milliards d'euros. Le projet est actuellement présenté à Bruxelles, mais n'a pas encore été notifié officiellement auprès de la Commission européenne.

sources : Reuters

jeudi 20 février 2014

Sanef, salaires 2014 : Augmentation Zéro !


ZÉRO POINTÉ !

Ce n’est pas la note de la qualité du dialogue social chez Sanef (quoique…), mais la proposition d’évolution de la valeur du point d’indice.

ZÉRO ! Voilà donc la seule augmentation(?) de la valeur du point proposée par notre Directeur des Ressources Humaines lors de la prétendue négociation salariale d’aujourd’hui.


Après un discours limite larmoyant sur les difficultés de notre entreprise, sur l’augmentation des charges sociales et des taxes domaniales, sur le coût élevé de la masse salariale, notre négociateur en chef propose ni plus ni moins que le gel de la valeur du point d’indice.

La masse salariale globale baisse, Les effectifs fondent (moins 10% en 3 ans), mais pas assez rapidement.

Les salaires de nos dirigeants spéculateurs augmentent vertigineusement, les dividendes de nos actionnaires s’envolent (plus 15% cette année), mais pas assez vite non plus.

La seule variable d’ajustement reste donc nos rémunérations.

Dans cette optique et sans honte aucune, la Direction propose simplement le gel de la valeur de notre point d’indice, du jamais vu dans l’histoire des sociétés d’autoroutes.

Leurs calculs sont simples mais discutables :
Avancement automatique
0,38% de la masse salariale
Mesures catégorielles et individuelles (application des accords d’avancement, des échelons, …)
0,26% de la masse salariale

Donc une augmentation globale de 0,64%

Pour ceux qui n’auront pas la chance de plaire à leur hiérarchie, seuls les 0,38% sont appliqués.
Les cadres devront eux aussi se satisfaire d’une augmentation globale égale à ces 0,64%.

Histoire de se noyer un peu plus dans leurs propositions honteuses, et parce que notre Directeur des Ressources Humaines n’a pas peur du ridicule social en rêvant à une signature majoritaire d’un tel accord, Sanef poussera sa générosité jusqu’à nous proposer un système d’épargne PERCO (Plan d’Epargne Retraite COllectif) ainsi qu’un infime bonus de 0,25% de l’intéressement, valable uniquement pour celui de 2013 et soumis à l’hypothétique accord de notre Conseil d’Administration. Bénéfice de cette bienveillance : 80 euros en moyenne par salarié. Ces Monseigneurs d’Issy sont trop bons !

Nos dirigeants Sanef estiment donc que nous gagnons assez notre vie, que le misérable avancement automatique octroyé généreusement en début d’année grâce à notre Convention Collective qu’ils rêvent de dénoncer est largement suffisant pour les gueux que nous sommes.

Tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, nos dirigeants sauront allégrement se rincer en sabrant le champagne. Ils ont tellement honte de leurs rémunérations ainsi que de leurs augmentations gagnées sur notre dos, qu’ils refusent de communiquer leurs salaires. Pauvres dirigeants !

Depuis que la Fat Unsa est présente aux diverses tables de négociations, jamais nous n’avons été témoins d’une telle arrogance de la part des représentants de la Direction, d’une telle malhonnêteté intellectuelle, d’un tel mépris envers les salariés de notre entreprise.

Ils oublient simplement qu’ils doivent leurs confortables places et leurs conséquentes rémunérations au travail des salariés dont ils se plaisent et s’amusent à dénigrer, à rabaisser.

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mercredi 19 février 2014

Sanef : Revendications Fat Unsa



Yannick Moné                                                                           Monsieur Bertrand Gérard
Délégué Syndical Central Fat Unsa                                              Directeur des Ressources Humaines Sanef



Objet : Négociations Annuelles Obligatoires

Clermont, le 18 février 2014.

Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,

L'employeur doit communiquer aux syndicats, lors de la négociation annuelle obligatoire, les informations nécessaires pour leur permettre de négocier. Selon une Décision du TGI rendue le 29/05/2012, le TGI de Paris juge que lors de la négociation obligatoire sur les salaires, l'employeur est tenu de communiquer aux syndicats participant à la négociation toutes les informations relatives aux salaires effectifs pratiqués dans l'entreprise, y compris les informations relatives aux rémunérations des cadres dirigeants.

De plus, le Code du Travail prévoit, en son article L.2242-9 que la négociation annuelle est l'occasion d'un examen par les parties de l'évolution de l'emploi dans l'entreprise, et notamment des prévisions annuelles ou pluriannuelles d'emploi établies dans l'entreprise.
Les documents présentés lors de la première réunion de négociations annuelles obligatoires du 5 février ne tenaient pas compte de ces éléments obligatoires demandés par notre courrier du 2 février 2014.
Nous vous rappelons s’il en était besoin que ces informations sont obligatoires et le fait de s’en dispenser punissable selon l’article L.2243-2 du Code du Travail.

Nous vous réitérons donc notre demande initiale de compléter les documents remis aux organisations syndicales afin que ceux-ci répondent intégralement aux obligations légales et permettent ainsi la négociation.