Unsa Autoroutes

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mercredi 15 septembre 2021

La renationalisation des autoroutes rapporterait-elle des milliards d'euros à l'Etat, comme l'affirment Arnaud Montebourg et Marine Le Pen ?

Le coût de la reprise en main de la gestion du réseau autoroutier par une régie publique est estimé entre 20 et 40 milliards d'euros. Des incertitudes planent sur la capacité de l'Etat à être un bon gestionnaire.

Renationaliser les autoroutes. Arnaud Montebourg comme Marine Le Pen ont fait de cette promesse l'un de leurs premiers arguments au moment de lancer leur campagne pour l'élection présidentielle. La candidate du Rassemblement national a même chiffré, dans un entretien au Figaro le gain potentiel, pour les automobilistes comme pour l'Etat. La reprise en main par la puissance publique permettrait de "faire baisser de 10 à 15% le prix des péages" et de "livrer un milliard et demi d'euros par an au budget de l'Etat". La renationalisation est-elle possible ? La fin des concessions privées serait-elle si profitable ? Comme souvent, lorsque l'on regarde en détail les conséquences d'une telle proposition, les réponses ne sont pas si simples.

Pas de nationalisation sans indemnisation "juste"

lundi 13 septembre 2021

L’Espagne supprime les péages des principales autoroutes de Catalogne

Le gouvernement espagnol a décidé de ne pas prolonger les concessions détenues jusque-là par des filiales du groupe Abertis.

Plus de 500 kilomètres d’autoroutes sont devenues gratuites, en Catalogne, mercredi 1er septembre, le gouvernement espagnol ayant décidé de ne pas prolonger les concessions détenues jusque-là par des filiales du groupe Abertis. Fini, donc, les péages sur l’AP-7 entre La Jonquère, à la frontière française, et Tarragone, dans le sud de la région du nord-est de l’Espagne, ainsi que sur l’AP-2, entre El Vendrell, sur la côte, et la région de l’Aragon, à l’ouest.

Sur ces deux autoroutes, appartenant à l’Etat, plus de 100 000 véhicules par jour circulent, dont environ 20 000 camions. Le gouvernement catalan a, pour sa part, pris une décision semblable pour deux voies rapides de propriété régionale, dont l’autoroute du Maresme, la plus ancienne voie payante d’Espagne, en service depuis 1969.

Ne pas prolonger la durée des concessions autoroutières, qui devaient arriver à échéance durant son mandat, est un engagement pris par le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2018. Depuis, près de 600 kilomètres d’autoroutes à péages, construits il y a quarante à cinquante ans, sont devenus gratuits, à commencer par l’AP-1, entre le Pays basque et la Castille, puis l’AP-4, qui relie Séville et Cadix, en Andalousie, et le tronçon de l’AP-7, entre Alicante et Tarragone, qui longe la côte méditerranéenne.

« Une spoliation »

Avec les tronçons catalans, ce sont plus de 1 000 km d’autoroutes qui voient disparaître leurs stations de péages. Cependant, la gratuité de la circulation devrait y être provisoire. Dans le plan espagnol de relance envoyé à Bruxelles fin avril, le gouvernement s’est engagé à « développer un système de paiement pour utilisation du réseau de voies de haute capacité qui permette de couvrir les coûts de maintenance et d’intégrer les effets négatifs du transport routier ». Il se donne un an pour élaborer un nouveau schéma de financement des autoroutes, sur le modèle des vignettes, comme en Suisse, ou du paiement au kilomètre, comme au Portugal, et jusqu’en 2024 pour l’appliquer. Au passage, tous les automobilistes devraient être logés à la même enseigne, où qu’ils vivent.

Jusqu’à ce mercredi, la Catalogne était, en effet, la région d’Espagne avec le plus de kilomètres d’autoroutes à péage : près de la moitié du réseau, contre environ 18 % dans le reste du pays. Une situation qui avait alimenté, ces dernières années, le discours victimiste des nationalistes catalans. « C’est une spoliation qui durait depuis trop longtemps », a encore déclaré le vice-président du gouvernement catalan, l’indépendantiste Jordi Puignero, le 26 août, avant de prévenir que « le modèle selon lequel les Catalans paient et les citoyens espagnols non, ne se répétera pas ».

En attendant, les écologistes s’inquiètent des conséquences de la fin des péages sur la fréquentation des trains de banlieue et craignent une forte augmentation du trafic routier.

sources : lemonde.fr 

 


lundi 6 septembre 2021

Environnement, souffrez-vous de « jettomanie » sur les routes ?

« J’aimerais dire aux gens qu’une bouteille en plastique jetée sur l’autoroute peut nous coûter la vie »

 


Plus d’un Français sur quatre jette ses déchets par la fenêtre de sa voiture, selon une étude de Vinci Autoroutes. Chaque année, en France, 9.125 tonnes de déchets sont ramassées sur les voies des autoroutes, dont 90 tonnes sur l’A10 et l’A11, en Eure-et-Loir. Nous avons suivi un patrouilleur qui, tous les jours, risque sa vie pour ramasser les déchets des “jettomanes”.

En France, d’après une étude réalisée par la fondation Vinci Autoroutes, sur les routes des vacances, 28 % des Français, soit plus d’un sur quatre, jette ses déchets par la fenêtre. Chaque année, 9.125 tonnes sont ramassées, soit 25 tonnes par jour. L’entreprise appelle ce phénomène la “jettomanie”.

Depuis 11 ans, Charly sillonne chaque jour les quelque 100 km d’autoroute A11 et A10, les six aires de repos, quatre aires de services ainsi que les deux péages, appartenant à l’entreprise Vinci, en Eure-et-Loir. Charly fait partie des quinze patrouilleurs du réseau Cofiroute, situé à Thivars.
 
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En juillet, le trafic autoroutier du réseau Vinci est repassé au-dessus de son niveau de 2019

Le groupe de construction et de concessions Vinci enregistre un beau mois de juillet, avec un trafic autoroutier en hausse de 6,3% sur deux ans. La situation est plus compliquée chez Vinci Airports. 

Après des mois de crise sanitaire, de confinement et de frustration, l’envie de vacances et de dépaysement était grande. Nombreux sont ceux à avoir profité de la levée des restrictions sanitaires pour s’évader…

Les chiffres du trafic autoroutier publiés par Vinci confirment cette tendance. En juillet, le trafic a dépassé de 6,3% son niveau de 2019 (la comparaison sur un an n’est pas pertinente). La performance est tirée par les véhicules légers, dont le trafic a été 7,6% supérieur à ce qu’il était il y a deux ans. Pour les poids lourds, à l’inverse, Vinci note une baisse de 3,5% par rapport au niveau de 2019, en raison d’un effet calendaire défavorable. Il y a eu « deux jours ouvrés de moins en juillet 2021 par rapport à juillet 2019 », explique le groupe.

 

 

Le trafic autoroutier est en progression

 

D’après le rapport du groupe Atlantia, le trafic sur les autoroutes SANEF a progressé de 14% (entre le 1er janvier et le 08 août 2021) par rapport à la même période en 2020.

En 2020, les restrictions de déplacements gouvernementales ont fortement impacté le trafic autoroutier. L’effet inverse est observé en 2021 : même avec les restrictions, les français se sont largement plus déplacés, particulièrement entre les semaines 13 & 23 avec une forte progression de 188% en moyenne sur les autoroutes SANEF.

mercredi 25 août 2021

Sanef se sépare de Sanef Aquitaine

Sanef se sépare d'une entreprise du Groupe. Gageons que cette décision n'ouvre pas la porte à d'autres cessions boursières.

Communiqué de presse Eiffage

Eiffage devient l'actionnaire unique d'A'liénor, société concessionnaire de l'autoroute A65

Eiffage a décidé ce jour de faire usage de son droit de préemption sur les 35 % du capital d'A'liénor détenu par Sanef, co-actionnaire historique d'Eiffage. Aliénor est la société concessionnaire de l'autoroute A65 jusqu'en 2067.

Eiffage est par ailleurs entré en négociation exclusive de gré à gré avec Sanef pour l'acquisition de 100 % du capital de Sanef Aquitaine, société titulaire du contrat d'exploitation-maintenance de l'A65 et détenue jusqu'ici intégralement par Sanef.

Une fois finalisées, ces transactions d'un montant total de 222 millions d'euros permettront à Eiffage de se renforcer au capital d'A'liénor et de détenir sa société d'exploitation, Sanef Aquitaine. Eiffage deviendra alors l'unique actionnaire de ces deux sociétés.

L'investissement dans Aliénor et Sanef Aquitaine sera financé par Eiffage sur sa trésorerie disponible. Il est soumis à des conditions suspensives et réglementaires usuelles et sa réalisation devrait intervenir au cours du 2e semestre 2021. 

 

 

 

 

 

lundi 19 juillet 2021

Autoroutes : la confirmation de travaux trop chers payés ?

 

Naaaaaaaaaan! Vinci et consorts "surfactureraient" leurs propres travaux effectués par leurs propres filiales 😱 😱 😱 😱 😱 😱. Mais dans quel monde vit-on ?

Le Plan de relance autoroutier (PRA), négocié en 2015 entre l'État et les sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA), et qui prévoit pour 3,27 milliards de travaux en échange d'une prolongation des contrats de concession, aurait déjà coûté 600 millions d'euros de moins que prévu… au profit des SCA et donc à la défaveur de l'État ! C'est ce qui ressort du rapport publié par le régulateur du secteur la semaine dernière.

Dans son rapport annuel sur les contrats passés par les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) en 2020, rendu public le 8 juillet, l'Autorité de Régulation des Transports (ART) révèle que les investissements négociés avec l'État en 2015 ont en fait coûté près de 600 millions d'euros de moins que prévu aux SCA. C'est donc quelque 600 millions d'euros qui leur ont été compensés en trop, en raison, dixit l’ART, d’« une inflation des prix de la construction bien moindre qu’anticipée ». Et ce n’est peut-être pas terminé !

En effet, ce Plan de relance autoroutier (PRA), signé avec les SCA il y a six ans par les ministres de l'Économie et de l'Écologie de l'époque, soit Emmanuel Macron et Ségolène Royal, et qui prévoit sur le papier 3,27 milliards d'euros de travaux en échange d'une prolongation de 2,5 années en moyenne des contrats de concession, est loin d'être achevé. Il ne devrait l'être qu’en 2027. D'ici-là, il se pourrait donc que le montant de la surcompensation, dû à ces prix de construction moins élevés qu’escomptés, s’amplifie.

Ce n’est pas tout. « L’estimation initiale des opérations d’aménagements environnementaux semble avoir été surévaluée », indique également l’ART dans son rapport. Elle parle ici des parkings de covoiturage, mais aussi des aménagements d’écoponts et écoducs, qui doivent permettre à la faune - soit au-dessus, soit en dessous - de se déplacer de part et d’autre de l’autoroute. « À l’avenir, une vigilance particulière devra être accordée à la contre-expertise » de ce type d’opérations, recommande-t-elle.

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Sur les autoroutes, les patrouilleurs demandent que l'on pense aussi à leur sécurité

Chargé de la maintenance et de la sécurité des usagers sur les réseaux autoroutiers, les patrouilleurs, ces hommes et femmes vêtus de jaune que l'on croise généralement sur la route des vacances, sont victimes chaque année de nombreux accidents en raison de l'imprudence des conducteurs. 

Le troisième week-end de juillet sera, comme les deux précédents, très chargé sur les routes de France. Bison Futé voit rouge sur l'ensemble du territoire dans le sens des départs. Et pour ceux qui achèvent leurs vacances, ce ne sera guère mieux : orange dans le sens des retours. Lors de ces grandes journées de "chassé-croisé", des milliers d’agents de maintenance sont mobilisés sur l’ensemble du réseau autoroutier, notamment les patrouilleurs autoroutiers, reconnaissables à leur véhicule et leur tenue jaune. Ils sont là pour assurer la protection des usagers et lancent un message pour qu’on pense aussi à leur sécurité.

"Respectez la règle du corridor de sécurité !"

"Chaque semaine, deux fourgons des femmes et hommes en jaune sont percutés sur l'autoroute. Derrière ce chiffre, il y a Marc, Félix, Hélène...", cet été, ce message de sensibilisation tournera en boucle sur les ondes radios, et les conducteurs ne devraient pas manquer de l'entendre ce week-end. Chaque année, rien que sur le réseau Escota, une filiale de Vinci qui gère une partie des autoroutes de la Côte d'Azur, 50 véhicules de service sont heurtés. "Dès que vous voyiez des hommes en jaune, le message est simple : écartez-vous, respectez la règle du corridor de sécurité !", enjoint auprès d’Europe 1 Bertrand Wipf-Scheibel, le directeur communication de Vinci Autoroutes. "Il y a des femmes et des hommes en jaune qui ont eux aussi des familles et qui, après avoir protégé toute la journée les usagers, souhaitent rentrer chez eux."

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Le cri d'alerte des patrouilleurs d'autoroutes

En cette période de fort trafic sur les autoroutes françaises, les accidents se multiplient pour les patrouilleurs, ces salariés qui interviennent sur les voies, souvent en urgence, pour assurer la sécurité des usagers.

 

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Juillet est le mois de tous les dangers pour les patrouilleurs d'autoroutes. Ces salariés des opérateurs du vaste réseau autoroutier français sont essentiels à la sécurité des usagers. 

Souvent seuls à bord de leurs fourgons jaunes, ils vérifient l'état de l'infrastructure, dégagent les objets dangereux qui pourraient causer des accidents et interviennent en urgence dès qu'il est nécessaire de sécuriser les voies. Selon les données de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa), qui regroupe les concessionnaires exploitant le réseau, juillet concentre le plus grand nombre d'accidents sur les dix dernières années, car ce mois «correspond à une période de pointe de trafic avec de très nombreuses interventions d’urgence», même si les chantiers, souvent accidentogènes, sont moins nombreux. 

Depuis 2011, cinq personnes ont été tuées lors d'interventions sur autoroute, 35 ont subi des blessures nécessitant une hospitalisation et 115 ont été légèrement blessées. Le bilan est plus lourd encore chez les usagers, avec 12 morts et 86 blessés hospitalisés.

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#Exposés, 26 semaines, 26 fourgons de patrouilleurs heurtés

Vidéo assez oppressante des véhicules Vinci heurtés depuis le début de cette année,. "#Exposés", tout l'été sur l'aire de Montélimar Ouest.
 
En espérant que la vue de ces fourgons puisse faire prendre conscience de la dangerosité de notre métier