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mardi 10 mai 2016

Abertis acquiert deux autoroutes en Italie



Le groupe espagnol d'infrastructures Abertis, qui gère déjà des autoroutes dans 12 pays d'Europe et d'Amérique latine, a annoncé mardi son entrée en Italie avec l'acquisition de 51,4% de deux autoroutes du nord du pays pour 594 millions d'euros.

Dans un communiqué, Abertis dit être "parvenu à un accord avec (la banque) Intesa, (le groupe de BTP) Astaldi et la famille Tabacchi pour l'achat des deux sociétés qui contrôlent 51,4% du groupe industriel italien A4 Holding, dont les principaux actifs sont les autoroutes A4 Brescia-Padoue et A31" en Vénétie.

Il s'agit d'une partie de l'A4 qui relie les villes de Brescia et Padoue sur 146 kilomètres et d'un tronçon de 89 kilomètres de l'A31 qui doit être allongée.

Le groupe fait valoir que cette acquisition "signifie l'entrée d'Abertis en Italie et renforce sa position de leader du secteur, avec plus de 8.500 kilomètres d'autoroute en gestion".

L'opération doit se conclure dans les prochains mois. L'accord dépend encore de l'approbation par le gouvernement italien de l'allongement de l'A31.

"L'achat, pour un montant total de 594 millions d'euros, sera concrétisé à la fin janvier 2023", indique le groupe, "à l'exception de 5 millions d'euros payés à la finalisation de l'opération, prévue dans les prochains mois".

Le groupe estime que l'Italie représentera à terme 6% de son excédent brut d'exploitation (Ebitda).

Le groupe catalan avait annoncé en avril vouloir doubler ses investissements pour atteindre les deux milliards d'euros en 2016.

En 2015, il avait investi plus d'1 milliard d'euros en particulier au Brésil, au Chili et en France.

Il a réalisé cette année-là un bénéfice net de 1,880 milliard d'euros, en hausse de 187%, grâce à l'introduction en Bourse de sa filiale de télécommunications Cellnex.

Sources : AFP

dimanche 1 mai 2016

Autoroutes Escota : Petits échanges de badges entre amis



Sur l'autoroute, roule parfois le petit train. Cette technique de fraude - qui consiste à coller la voiture devant pour passer sans payer - est un classique. Les fraudeurs se sont donc risqués à une petite innovation.

Il y a quelques mois, une poignée d'entre eux a souscrit à des abonnements - au moyen de faux RIB - et retiré des badges, avec pour intention de les revendre à des artisans et entreprises.

Résultat : les badges ont chauffé, au rythme d'allers-retours fréquents, et donc forcément suspects, entre Fréjus et Le Muy. Un manège qu'a bien compris le service fraude d'Escota.

Grâce à une collaboration étroite entre celui-ci et le commissariat de Fréjus, les véhicules en question ont pu être identifiés, et le trafic démantelé. Deux interpellations ont été effectuées dans le centre-ville raphaëlois et plusieurs du côté de Nice. Des dizaines d'individus sont concernés et le préjudice causé à Escota s'élève à 12 000 euros.

Tous sont actuellement poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux. À trop vouloir frauder pour ne pas payer, on en vient finalement à le payer cher…

sources : Var-Matin 
 

Abertis: bénéfice net gonflé par des acquisitions au 1er trimestre



Le groupe d'infrastructures espagnol Abertis, gestionnaire des autoroutes françaises Sanef, a publié jeudi un bénéfice net multiplié par plus de trois au premier trimestre, à 385 millions d'euros, contre 126 millions un an auparavant, gonflé par des acquisitions.

Les analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset prévoyaient en moyenne un bénéfice de 138 millions.

Abertis explique dans un communiqué avoir profité de la hausse du trafic autoroutier et de l'intégration de nouveaux actifs au Chili et en Espagne.

Son chiffre d'affaires a progressé sur un an de 4% à 1,08 milliard d'euros et l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de 6% à 714 millions d'euros, selon un communiqué.

En France, son premier marché, le trafic autoroutier a progressé de 3,7%. En Espagne, il a crû de 11,4%, selon le communiqué.

Abertis s'est recentré sur son activité autoroutière après la vente de ses aéroports et l'entrée en Bourse de sa filiale en télécommunications Cellnex.

Il négocie actuellement l'achat d'autoroutes en Italie.

La dette nette du groupe s'élevait fin mars à 13,68 milliards d'euros, contre 12,55 milliards fin 2015.

Le groupe avait vu son bénéfice net s'envoler en 2015 grâce aux plus-values tirées de l'introduction en Bourse de sa filiale Cellnex et la reprise du trafic autoroutier en Espagne, après des années de vache maigre.

sources : AFP