Unsa Autoroutes

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vendredi 6 janvier 2023

Grève intersyndicale 9 janvier 2023

Le 9 janvier, l'ensemble des organisations syndicales CFE-CGC, CFDT,FO,UNSa et SUD de la Sanef et les salariés grévistes invitent les pères fouettards de la Direction pour leur cérémonie des vœux que nous espérons quelque peu colorée et bruyante.

Façon de répondre à la petite vengeance puérile d'une Direction qui pénalise les salariés quand les syndicats osent la contredire et ne pas être en accord avec elle.
  





jeudi 5 janvier 2023

En 2021, les bénéfices des sociétés d'autoroutes ont largement surpassé ceux de 2019, avant Covid

 L’Autorité de régulation des transports a annoncé ce mercredi les résultats des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA). Bonne nouvelle pour elles, leur chiffre d'affaires a atteint 10,6 milliards d'euros en 2021, soit quasiment leur niveau de 2019. Mais surtout, leur bénéfice net a atteint 3,9 milliards d’euros, soit 11% de plus que ceux de 2019.

Les autoroutes ne connaissent pas la crise. D'après une étude publiée ce mercredi par l'Autorité de régulation des transports (ART), le chiffre d'affaires des sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA) a atteint 10,6 milliards d'euros en 2021. Si l'on décompose cette somme, 10,3 milliards provenaient des péages, ce qui représente 98% du niveau de 2019. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a connu la même évolution.

En revanche, le bénéfice net 2021 des SCA a augmenté de près de 47% en 2021, pour atteindre 3,9 milliards d'euros, dépassant celui de 2019 d'environ 11%, a constaté l'ART. Dans le même temps, l''endettement net de ces sociétés a diminué de 4,8% en 2021, à 26,3 milliards d'euros.

Pour rappel, en France, 25 SCA se partagent les concessions (entre 20 et 90 ans) sur les autoroutes du territoire. Ces acteurs sont principalement détenus par les entreprises Vinci (ASF et Cofiroute), Eiffage (APRR) et l'espagnol Abertis (Sanef), lesquelles bénéficient donc de cette très bonne reprise de l'activité autoroutière post-Covid.

Hausse du trafic, baisse de l'IS et des frais financiers

Ces bons résultats témoignent de la hausse du trafic autoroutier qui a progressé de 20,7% en 2021 par rapport à 2020 quand les confinements et autres restrictions sanitaires dus à la lutte contre la pandémie de Covid avaient réduit drastiquement les déplacements et donc la fréquentation des péages.

Dans le détail, le trafic des véhicules légers a augmenté de 22,9% mais il est resté à 93% de son niveau de 2019 avant la pandémie. Celui des poids lourds, qui avait moins chuté en 2020, a progressé de 10,1% pour atteindre 102% de son niveau de 2019. Vinci affirme de son côté que le trafic sur ses autoroutes a augmenté de 3,1% entre novembre 2022 et novembre 2019 bien qu'il ait diminué de 3,3% entre 2021 et 2022.

La hausse fulgurante des bénéfices des SCA provient aussi de la diminution du taux de l'impôt sur les sociétés et d'une baisse de leurs frais financiers.

Moins d'investissements qu'en 2019, mais plus de dividendes

Les investissements de ces sociétés ultra bénéficiaires ont suivi la tendance haussière de 2021 mais restent cependant inférieurs de 5% à leur niveau de 2019.

Vinci a entamé une série de travaux et d'aménagements sur ces concessions depuis 2018 dans le cadre d'un plan de relance autoroutier dans lequel le groupe a investi 3,2 milliards d'euros. « Les sociétés concessionnaires d'autoroutes réaliseront plus d'une centaine de projets de création, d'élargissement ou de rénovation d'infrastructures, dans 15 régions », peut-on lire dans un communiqué.

Un investissement gigantesque mais qui peut être relativisé au vu des dividendes perçus par les sociétés concessionnaires détenues par Vinci.

En 2021, les SCA ont versé 3,3 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires (Vinci, Eiffage et autres), une somme en augmentation de près de 40% par rapport à 2020 et de 5% par rapport à 2019.

sources : latribune.fr

 

 

lundi 5 décembre 2022

Les Français majoritairement favorables aux 110 km/h sur l’autoroute ?

Alors que le débat sur les 110 km/h sur les autoroutes refait surface, zoom sur la qualité des études estimant que les Français seraient favorables à un abaissement de la vitesse.

Il vous manquait ? Eh bien, il est de retour. Qui ça ? Quoi ça ? Le fameux débat sur la limitation de la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Un sujet qui agite le monde de l’automobile depuis des années et des années. À la faveur de la crise et de la transition énergétiques ou du changement climatique, le sujet est de retour au centre des débats.

L’occasion pour nombre de médias ou de cabinets d’études de divulguer de nouveaux travaux et sondages sur la volonté des Français de passer aux 110 km/h sur autoroute. C’est notamment le cas d’un sondage réalisé par l’Ebabe et révélé par Le Parisien. Dans ce dernier, les résultats démontreraient que 68% des sondés (25 000 français interrogés) seraient favorables à une baisse de la vitesse sur autoroute.

Une étude faillible sur les 110 km/h sur autoroute

Un argumentaire imbattable en faveur des 110 km/h ? Pas si vite… En effet, la méthode et les résultats de l’étude sont critiquables. Cette dernière n’a ainsi pas été menée uniquement sur des propriétaires de voitures. Dans ce contexte, que vaut leur avis quant à l’utilisation des autoroutes ?

Statista rappelle également que 6% des automobilistes déclarent ne jamais utiliser l’autoroute. Ils sont 17% à emprunter ces tronçons une fois par mois, 34% à le faire moins d’une fois par mois. Les principaux concernés, utilisant l’autoroute tous les jours ou plus, représentent 11% des automobilistes. De quoi laisser penser que les résultats pourraient être différents, en interrogeant ces derniers.

D’autres travaux du genre sont mal interprétés

Cela n’est pas sans rappeler une étude de l’Ifop, qui rapportait que 60% des Français seraient favorables à réduire leur vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Un travail parfois repris pour justifier la mise en place d’une réduction de vitesse généralisée sur ces tronçons.

Sauf que la question posée aux sondés comportait une précision importante. Elle demandait si ces derniers seraient prêts à réduire leur vitesse à titre personnel afin de réaliser des économies de carburant. Ce qui signifie que cet avis peut changer, suivant l’évolution des prix des carburants par exemple. Là est peut-être le meilleur moyen de contenter tout le monde : laisser le libre choix de rouler à 130 km/h ou non, à qui le souhaite.

sources : https://www.auto-moto.com/actualite/societe/110-kmh-sur-autoroute-les-francais-y-sont-ils-vraiment-majoritairement-favorables-380573.html