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mercredi 12 avril 2017

L'espagnol Abertis prêt à investir en échange de concessions autoroutières




"Donnez, Donnez, Donnez Moi
Donnez, Donnez, Donnez moi encore
je ne vous le rendrai pas ..."

Abertis, une des principales entreprises de gestion d’infrastructure au monde, vient d’annoncer par l’intermédiaire de son directeur général Francisco Reynes être prêt à investir 4 milliards d’euros de travaux en France. En échange, le groupe, dont la participation dans la Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France est de 90%, espère obtenir de nouveaux prolongements de concessions.

Après avoir récemment augmenté sa participation dans la Sanef (Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France), passant de 72 à 90%, le groupe Abertis a mis en avant sa volonté d’investir encore plus dans l’hexagone.

Une initiative qui fait suite au débat engagé il y a un mois sur l’état du réseau autoroutier de l’hexagone, entre le Sénat qui juge la situation alarmante, et la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer, qui affirme que leur état est « satisfaisant ».

Dans une interview avec le journal Les Echos publiée ce lundi 10 avril, le directeur général d’Abertis, Francisco Reynes, s’est exprimé sur les intentions du groupe.

« Comme l’avait demandé François Hollande en juillet dernier, nous avons identifié les besoins d’investissements potentiels sur notre réseau où à proximité de celui-ci », a déclaré M.Reynes, avant d’affirmer que « les 150 millions qui viennent d’être annoncés pour le réseau Sanef n’en représentent qu’une petite partie ».

Des travaux ciblés
Il a ensuite expliqué que « nous travaillons sur un certain nombre de propositions, qui représentent au total près de 4 milliards d’euros de travaux », avant de préciser que ces même travaux seraient essentiellement en Île-de-France, où la Sanef exploite 5 des 7 autoroutes qui y mènent.

« Les automobilistes le constatent tous les jours, les portions d’autoroutes publiques qui relient le périphérique parisien à notre réseau sont de plus en plus congestionnées, certaines sections ont besoin d’être rénovées », a-t-il reconnu. Pour régler la situation et répondre à ces besoins de rénovation, il propose de reprendre ces sections dans son réseau.

Serait entre autre concerné la portion sur l’A1 entre Paris et l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, dont M. Reynes a vanté le potentiel d’amélioration de la circulation.

« Abertis est prêt à consentir les investissements nécessaires, en échange d’une contrepartie raisonnable », à savoir une extension de la durée des concessions. Une affaire qui lui semble juste et profitable, tant pour les salariés et les clients que les actionnaires, a-t-il justifié.
Le gouvernement à l’action
Cette demande d’extension de la durée des concessions n’arrive pas par hasard. Le plan de relance autoroutier prévu par l’état le 28 juillet dernier, pourvu de 800 millions d’euros financés par les collectivités locales et une « faible » augmentation des péages, ne prévoit pas un allongement de la durée des concessions.

C’était pourtant le cas lors du plan de relance autoroutier précédent signé en 2015 entre l’Etat et les concessionnaires des autoroutes françaises. À l’époque, le plan était alors doté de 3,2 milliards d’euros.

sources : AFP

jeudi 30 mars 2017

ABERTIS rachète la part de l'assureur PREDICA dans SANEF

VIVA ESPANA ?

Le groupe autoroutier espagnol Abertis a annoncé mercredi qu'il allait monter de 72% à près de 90% du capital du gestionnaire français d'autoroutes Sanef, en rachetant de la participation de l'assureur Predica.

Abertis va débourser 700 à 800 millions d'euros dans cette opération, qui portera sur 15 à 17% de la Holding d'infrastructures de transports (HIT), qui contrôle 100% de Sanef, explique le groupe dans un communiqué.

lire la suite de l'article : lien

Sources : AFP 
 

Négociations Salariales Sanef 2017


Ce vendredi 24 mars, l’Unsa signe l’accord NAO 2017.

Après une proposition provocatrice d’augmentation zéro, la Direction a daigné prendre en compte les demandes des organisations syndicales qui avaient préféré négocier plutôt que de saborder ces discussions.

Pour le personnel non forfaitaire

1,20 % d’augmentation globale comme suit :

  • 0,37 % d’avancement annuel (acquis au 1er janvier)
  • 0,63 % d’augmentation de la valeur du point pour le porter à 6,5485 €
  • 0.20 % de mesures individuelles et catégorielles (application des accords d’entreprise)


La valeur du panier augmente elle aussi de 0,63% pour atteindre 7,4079 €

Pour le personnel forfaitaire

1.20 % d’augmentation globale avec une augmentation minimale de 0,35 %. L’Unsa, déjà à l’initiative de ce talon minimum en 2016 a demandé et obtenu  cette année que la clause prévoyant le gel d’augmentation soit effacée de cet accord.

En effet, il était hors de question pour l’Unsa de parapher un accord prévoyant que du personnel soit banni d’une augmentation minimum, qu’importent les futiles raisons de la Direction.

Ce n’est certainement pas l’augmentation du siècle, mais elle sera mieux dans nos assiettes que dans les coupes de champagne de nos actionnaires. Il ne faut pas oublier que l’augmentation de la valeur du point influe sur le salaire de base, certes, mais aussi sur toutes nos majorations et primes indexées en points (médailles du travail, prime de chef d’équipe, primes de compensation GEPP, prime de travailleur manuel, etc…)

Surtout, l’absence d’accord aurait eu pour conséquence d’augmenter encore les inégalités, la masse réservée à l’augmentation de la valeur du point aurait été distribuée arbitrairement selon les critères douteux que seule la Direction approuve.

Saboter les négociations et ne pas signer une augmentation générale, c’est favoriser les primes au faciès, et nous, l’Unsa, préférons une augmentation pour TOUS plutôt que quelques points pour certains.

Toutes ces mesures devraient être effectives sur la fiche de paie du mois de mai et seront rétroactives au 1er janvier 2017.

Et pour taire la désinformation organisée, Sapn à la même augmentation globale moyenne (1.20%) mais avec une augmentation plus faible de la valeur du point (0.52%). De plus, l’accord Sapn prévoit un gel possible d’augmentation du personnel forfaitaire, gel que l’Unsa a réussi à retirer de l’accord Sanef.

Gageons qu’à l’avenir, une réelle concertation des organisations syndicales remplace l’individualisme et le calcul électoral, ce pour l’intérêt de tous les salariés.

la version imprimable : lien
 

mercredi 8 mars 2017

Participation aux bénéfices





pour information, l'avis d'option de participation est disponible sur le site internet de votre épargne salariale.

le courrier devrait vous parvenir rapidement.

n'oubliez pas qu'a défaut de réponse, la participation sera versée pour 50% sur le plan d'épargne groupe, pour les 50 autres sur le PERCO.

délai de réponse 31 mars

vendredi 3 mars 2017

Négociations Salariales Sanef

3 mars 2017

ce jour a eu lieu la 3eme réunion de Négociation Annuelle Obligatoire

Totalement sourde aux revendications des Organisations Syndicales, la Direction balaie d’un simple revers nos propositions et affirme ne pas pouvoir dépasser une enveloppe de 1,20 % d’augmentation globale.

Prétextant que l’intéressement et la participation aux bénéfices seront en hausse, notre Directeur des Ressources Humaines refuse de valoriser nos salaires. Bizarre, quand l’intéressement baisse, il n’est aucune question de compensation.

Pourtant, nos revendications salariales sont loin d’être extravagantes et démesurées. Face à la bonne santé financière de notre entreprise, au ratio chiffre d’affaire/bénéfices à faire pâlir les fonds de pension, face aux perspectives d’avenir favorables, parce que notre activité d’exploitation autoroutière ne souffre d’aucune concurrence et que le lobby autoroutier travaille d’arrache-pied pour défendre les intérêts des concessionnaires, l’Unsa estime qu’il est plus que temps de reconnaître l’investissement des salariés en leur octroyant une augmentation sérieuse, non une maigre aumône.

Surtout, l’Unsa préfère favoriser une augmentation collective plutôt que les mesures individuelles «  primes au faciès » distribuées selon le degré de complaisance ou d’allégeance, c’est selon. La Direction n’a pas besoin de notre accord pour distribuer ses bonus, elle a su le prouver l’année dernière lorsqu’elle a diffusé ses enveloppes hors accord. 

les propositions de la Direction à lire sur ce document : lien


 

mercredi 1 mars 2017

Abertis rachète la participation d'Axa

Le groupe autoroutier espagnol Abertis annonce mercredi le rachat de la participation d'AXA République dans le gestionnaire français d'autoroutes Sanef, montant à 72,63% du capital, contre 63,07% auparavant. Abertis a conclu un accord pour acquérir cette participation d'AXA République dans la Holding d'infrastructure de transports (HIT) qui contrôle 100% de Sanef pour 446 millions d'euros, précise le groupe dans un communiqué. Sanef gère quelque 1.760 km d'autoroutes à péages en France sur 11.400 km d'autoroutes au total. C'est 22% du réseau d'autoroutes à péages du pays, rappelle Abertis dans un communiqué.
En termes financiers l'acquisition rapportera quelque 29 millions d'euros de bénéfice net supplémentaire à Abertis en 2017, qui a choisi de s'endetter pour renforcer encore sa position en France, son premier marché. La France a rapporté en 2016 quelque 34% du chiffre d'affaires, devant l'Espagne (26%) et le Brésil (15%).
L'opération intervient après l'acquisition annoncée en janvier de la participation de CDC dans Sanef pour 491 millions d'euros. La valorisation de HIT est estimée à 4,66 milliards d'euros, selon le communiqué du groupe.

sources : AFP