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mercredi 24 octobre 2012

GPEC Sanef : Gestion Prévisionnelle des Emplois Condamnés




Vous pensiez tous à une négociation portant sur les emplois de la filière péage, menacés par la modernisation.
La Viabilité et la structure n'étant en principe pas touchée par l'automatisation / modernisation des gares de péage....


Vous pensiez mal... Notre nouveau DRH est bien arrivé pour faire le ménage et travailler aux bénéfices de la GPEC (Gestion du Pognon des Espagnols Concernés) et leur remplir les poches.
L'époque de la CHRYSALIDE est déjà loin, cette époque où nos dirigeants nous baladaient dans les parcs pour dire bonjour à Mickey, c'était l'époque des échanges gagnant/gagnant.


Terminé, ONCLE PICSOU est arrivé, place maintenant aux échanges gagnant/perdant.


Chez Sanef, on appliquera la GPEC comme un Plan de Sauvegarde de l'Emploi permettant de se séparer du personnel en parlant de Turn-over. Et dans le Turn-over on s'empresse de tout glisser: les départs naturels, les démissions volontaires et forcées, les licenciements, les ruptures conventionnelles...


Notre DRH ose parler d'évolution dans l'entreprise, d’adaptabilité des salariés aux modifications de leurs métiers, posez-vous des questions si vous occupez le même poste depuis des années


Certains salariés occupent le même emploi depuis plus de trente ans et ils se sont adaptés à chaque évolution du poste. Forcément il sera difficile de s'adapter à un poste qui est appelé à disparaître…
On profite de la GPEC pour faire encore plus de gains de productivité en regroupant des postes dans la même catégorie, que ce soit à la structure, au péage ou en viabilité.


Nous pensions que l'employeur avait l'obligation de maintenir l'employabilité du salarié dans l’entreprise ! Cette obligation sera bien respectée, notre employeur va tout faire pour maintenir votre employabilité : en interne ET EN EXTERNE.


La finalité de toute cette comédie de « gestion prévisionnelle »  est maintenant clairement affichée : raboter socialement nos emplois et massacrer nos métiers en se séparant de plus de 500 salariés au sein des activités Péage, Viabilité et Structure.






Entrons ensuite dans le détail des fiches de poste, des classifications.

Cette obligation de négocier la GPEC n’est-elle pas l’opportunité rêvée pour dégager encore plus de bénéfices. Notre DRH veut donc uniformiser toutes les filières au niveau du Groupe en regroupant plusieurs métiers dans la même catégorie en prenant les conditions les moins favorables de chaque société, on pourrait parler de stratégie de placardisation.

Des exemples :
Pour la Viabilité

-L'Ouvrier Autoroutier Polyvalent : patrouilleurs, ouvriers autoroutiers qualifiés, ouvriers de maintenance et tout le personnel étant amené à circuler sur l'autoroute... (Peut-on rappeler la reconnaissance de ce métier lors de la création du C.A.P. d’ouvrier autoroutier qualifié)
-Le technicien de maintenance, le mécanicien : Que fait-on des accords récemment négociés: 2010-06 ouvriers et techniciens de maintenance (tant de discours pour faire reconnaître leurs qualifications - soudure, plomberie, chauffage, sanitaire, serrurerie...) pour les mettre dans un bureau à traiter les commandes et gérer des stocks ?
-Le Chef d'équipe : gestion d'une équipe de 2 a 15 personnes rangé au même grade que l'ouvrier qualifié XL qui gère un ou deux ouvriers, on oublie la négociation promise pour un éventuel passage en échelle 8
-Les patrouilleurs ; que fait-on des patrouilleurs qui ont un contrat de travail bien spécifique ?
(Avec un contrat 3X8, le patrouilleur va tourner en équipe jour, et l'ouvrier autoroutier qualifié journée fera du 3x8)

Pour le Péage

-L'assistant clients péage, les Receveurs chefs, les mono-receveurs chefs, les receveurs et les modulés, tous dans le même panier, malgré des qualifications et compétences différentes (en matière de gestion de personnel entre autre).
Les promotions seront aussi rares que les opportunités…
-Le superviseur : les nouvelles responsabilités du superviseur péage (formation à la supervision, connaissances en bureautique, lutte contre la fraude, déclenchement des interventions niveau 1 on fait déjà, mais niveau 2 c'était le PCT)
-L'intervenant : poste récemment créé en échelle 8, maîtrise chez SANEF mais dans la catégorie Employé chez Sapn ??? 
Sans parler de l'ampleur du champ d'action : sites de la zone géographique de rattachement...
C'est à dire ? Tout d’abord ce fut Gare, puis District, ensuite Site enfin Secteur? Que nous réserve ce terme "zone géographique de rattachement ??

Pour la D.E.M.
NO COMMENT ? AUCUN COMMENTAIRE SUR L’AVENIR DE CE SERVICE

PCE, PSI, CAS,
AUCUNE INFORMATION SUR LES FUTURES ORGANISATIONS DE TRAVAIL, SUR LES SYNERGIES DES SERVICES.

En résumé,  tous ces regroupements de postes pour accentuer la polyvalence dans les filières viabilité et péage : du pipot managériale !

Hier nous avons perdu notre temps à vouloir faire reconnaître les compétences indispensables aux spécificités de chaque métier, demain nous allons devenir des touches à tout et des spécialistes en rien.

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vendredi 12 octobre 2012

Gestion Prévisonnelle des Emplois et Compétences



La Direction dévoile enfin ses recherches sur la Structure

Chez Sanef, tout ne sera qu’employabilité, compétitivité, rentabilité, valorisation,  …
Des formations gratifiantes seront mises en place pour ceux qu’elle juge assez compétents, pour les autres, ce ne sera qu’adaptation inévitable ou accompagnement vers la sortie. Fini le principe du gagnant/gagnant prôné par les anciennes Directions, place à l’individualisme et à la quête de la supériorité et de la suprématie managériale.

Le rouleau compresseur social se met en route, les départs « naturels » (démissions et licenciements compris) ne seront plus remplacés et la Direction accompagnera les décroissances d’effectifs, ou les favorisera, c’est selon. L’objectif est simple, économiser plus de 20% du personnel d’ici à 2016. Malgré les timides démentis lors de son arrivée, notre nouveau Directeur des Ressources Humaines est bien arrivé pour faire le ménage.

Tout se résumera aux seules fonctions de « collaborateurs » et de « managers ». Choisit rapidement ton camp, Camarade, ou ils décideront pour toi !

Bizarrement, seuls les métiers de la maîtrise et les cadres du bas de l’organigramme subiront cet écrasement d’effectif, cette synergie de service entrainera une augmentation mécanique de leurs charges de travail. Les survivants devront ainsi remplir les tâches des sacrifiés. Les fonctions « dirigeantes », elles, sauront tirer bénéfice de cette réduction de personnel et verront peut-être leurs effectifs augmenter… moins de subordonnés, plus de stratèges !

Nos différents Directeurs et adjoints deviendront alors Leaders, Managers, Experts… leurs responsabilités, et bien sûr leur rémunération, augmenteront réciproquement à leurs nouvelles fonctions. Une nouvelle définition de la théorie de l’évolution hiérarchique à faire pâlir Darwin.
Sauf qu’à trop vouloir rentrer docilement dans ce sinistre jeu de démolition sociale, certains risqueraient de flirter avec la loi dite de Dilbert* :" les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de faire le moins de dégâts : ceux de managers…."

Mais les gentils/méchants (rayez la mention inutile selon votre rang hiérarchique dans l’entreprise) syndicats se trompent quant aux honnêtes intentions de la gentille/méchante (rayez la mention inutile selon votre rang hiérarchique dans l’entreprise) Direction !


La GPEC n’est pourtant pas un plan social, mais elle y ressemble de plus en plus.


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*Principe de Dilbert : lire ici pour les plus curieux

mercredi 3 octobre 2012

Sanef / Abertis

Partage des bénéfices, politique salariale, augmentation des avantages...

Bienvenus chez les petits !



jeudi 27 septembre 2012

Actionnaires Sanef à la déche





Sortons nos mouchoirs, pleurons nos actionnaires Sanef !

Par un immense sacrifice financier, notre consortium d’investisseurs a consenti à une baisse déchirante du montant de leurs dividendes, injustement dépréciés de 3,49 euros par action en 2011 à 2,85 euros en 2012.
Saluons là l’émouvante privation de la part des Abertis, AXA, Famille Peugeot, etc. d’euros sonnants et trébuchants à but purement lucratif. Un tel esprit de sacrifice au service de l'entreprise mériterait d'être récompensé... ce qui n'a pas tardé!

[Mode ironique OFF]

De par cette baisse consentie du montant de leurs dividendes, nos fossoyeurs sociaux d’actionnaires ont ainsi privé les salariés du versement de la prime de partage des bénéfices qui allait certainement amputer irrémédiablement les comptes et la trésorerie de Sanef.

Dans ce triste monde d’actionnaires désargentés et désintéressés, tout ne semble pas perdu pour tous, pour compenser cette saignante baisse des dividendes, ils se sont accordés pour accentuer le sacrifice et ainsi s’octroyer, par un habile détournement de loi, une « primette » de 60 millions d’euros. Gageons qu’ils sachent remercier leurs prodigieux juristes autrement que leurs propres salariés, pourtant principaux artisans de la bonne santé financière de Sanef.

Il n’y a malheureusement hélas rien de plus à attendre de leur part, tant ils nous considèrent comme une charge nuisible à l’entreprise.

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vendredi 21 septembre 2012

Alsace du Nord Le concessionnaire SANEF sur la sellette

Ça patine dans le dossier du péage de Schwindratzheim, sur l’autoroute A4. Les deux procédures en cours, auprès de la justice pénale et du conseil général du Bas-Rhin, tournent au ralenti. Selon des élus, la SANEF ferait de la « rétention d’information ». Si bien que le conseil général, plutôt modéré au départ de cette affaire, songe désormais à saisir à son tour la justice.

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samedi 15 septembre 2012

Sanef : péage gratuit avec les salariés PSA



Vendredi aux aurores, ils étaient quelque 300 salariés de PSA Peugeot Citroën de l'usine d'Aulnay-sous-Bois réunis dans le calme aux abords du péage de Senlis (Oise) pour une opération «péage libre».

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dimanche 2 septembre 2012

Les sociétés d'autoroutes s'en frottent déjà le portefeuille ...




Le ministre des Transports voudrait proposer aux trois grands opérateurs du réseau de prendre à leur charge des dépenses d'entretien et de rénovation de certaines sections gérées jusqu'alors par l'État.

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