Yannick Moné, Unsa Autoroutes Sanef

Tél : 06 07 80 17 17 / E-Mail : unsa-sanef@orange.fr

lundi 4 novembre 2019

la douce période des élections pro...


Les voilà, ils attaquent !




En cette douce période électorale qui amène, comme à chaque échéance, son lot de gentillesse et d’amabilité en tout genre, voilà que survient une nouvelle démonstration d’amour : le dézinguage systématique. On ne compte plus les hordes de petits soldats médisants se chargeant, partout où ils passent, de démolir les autres organisations syndicales.

C’est simple, si tout va mal, c’est de la faute des autres, la nôtre aussi en l’occurence, ils ne signent que de la merde. Alors qu’avec nous, les « Moi-Je » professionnels, tout irait pour le mieux. Imaginez, des augmentations de salaire à 3 chiffres, la journée de travail de 4 heures pour tout le monde, 20 RTT de plus par an, les ouvriers passeraient tous cadres, la participation aux bénéfices multipliée par 2, au moins ! Et en plus, je te promet des mandats en veux-tu en voilà, histoire de t’attirer dans nos filets propagandistes et opportunistes…

Rien n’est trop beau pour appâter les nouvelles voix. Et surtout, il faut faire oublier l’arnaque à l’intéressement d’il y a quelques années, quand chaque salarié a perdu pas loin de 500 euros, et la rigolade de la prime viabilité, en mensualisant une prime existante et en offrant généréreusement quelques points par mois (entre 2 et 4..) pour continuer à se faire frôler le fessier sur les bandes d’urgences. Les prémices d’une forfaitisation pour la viabilité avec la bénédiction des « Moi Je » ?

Donc à défaut de proposer, de construire, d’aider, dézinguons et dézinguons encore…

En ce qui nous concerne, à l’Unsa,on est habitué à ces opérations de calomnies et de dénigrements. Nous préférions quand même le dézingueur original à cette actuelle pâle imitation. Ça ne nous empêche pas de continuer notre mission sociale en s’investissant dans les instances et en étant force de proposition.

Nous avons connu de dures périodes électorales, pendant laquelle la bête endormie 4 ans durant se réveillait et attaquait à tout và.
Aujourd’hui, ça ne ressemble malheureusement qu’à du racolage préélectoral malhonnête.

Bien peu pour nous, on a autre chose à faire que d’alimenter une certaine frustration existentielle sans fin. Face à cette sulfateuse verbale on préfère se concentrer sur l’information, la défense et la représentation de tous les salariés, qui, encore une fois, sont les spectateurs de cette triste mise en scène. Peace !

la lettre d'Inf'Autonome à lire : ici 

 

Le corridor de sécurité

 


Le corridor de sécurité, qu'est-ce ? 

Le corridor de sécurité est une barrière virtuelle que tout conducteur doit respecter, à l’approche des personnels qui interviennent sur le bord d’une route, voie rapide ou autoroute, dès que des signaux lumineux réglementaires sont aperçus. Il est destiné à protéger les intervenants (Patrouilleurs autoroutiers, pompiers, gendarmes, dépanneurs).

Les conducteurs doivent changer de voie de façon à en laisser une libre entre les intervenants et leurs véhicules, ou se caler le plus possible à gauche de leur voie et ralentir très significativement, notamment hors voie rapide et autoroutes.

Le principe d’un corridor de sécurité a été adopté en France et inscrit dans le Code de la route par décret 2018-795 du 17 septembre 2018, publié au Journal officiel le 18 septembre 2018.

Si vous ne respectez pas ce corridor, vous vous exposez à une amende forfaitaire de 135 €.


Trois cas de figure peuvent se produire.
1. L’incident a lieu sur la bande d’arrêt d’urgence et les deux ou trois voies sont libres :
• ralentissez ;
• après avoir vérifié que la seconde voie est libre, empruntez-là : la voie la plus à droite sert alors de corridor de sécurité ;
• rabattez-vous après la zone de danger. 


2. L’incident a lieu sur la bande d’arrêt d’urgence et les autres voies ne sont pas libres :
• ralentissez ;
• quelle que soit la voie sur laquelle vous circulez (1ère, 2ème, 3ème…), déportez-vous au maximum sur votre gauche tout en demeurant dans votre voie ;
• recentrez votre véhicule dans votre voie après la zone de danger. 


3. L’incident a lieu sur la même voie que la vôtre :
• ralentissez ;
• après avoir vérifié que la manoeuvre est possible, changez de voie ;
• si possible, laissez une voie de libre entre vous et la zone d’incident. Sinon déportez vous au maximum sur votre gauche tout en demeurant dans votre voie ;
• rabattez-vous après la zone de danger. 


Rappel : toutes ces manœuvres doivent être effectuées à vitesse réduite après s’être assuré de pouvoir les réaliser sans danger.

jeudi 11 juillet 2019

Faut-il renationaliser les autoroutes? Le débat est relancé par un député de la majorité

Les concessions aux sociétés privées se terminent en 2032 ou 2036 et le député macroniste Jean-Baptiste Djebbari propose de reprendre le contrôle des autoroutes françaises. Une bonne idée ?

Le député La République en Marche Jean-Baptiste Djebarri relance l’idée d'une renationalisation des autoroutes. D’après lui, les Français "ont le sentiment que les sociétés d’autoroute se goinfrent sur leur dos". Et cette renationalisation permettrait de financer des travaux de rénovation des routes sur le réseau secondaire.

Invité de RMC, face à Jean-Jacques Bourdin, Jean-Baptiste Djebarri a proposer de créer une société 100% publique qui serait chargée d’exploiter les autoroutes pour le compte de l’Etat: "Si nous créons une société publique, l'État reviendra au centre de la régulation" précise-t-il. Depuis 2006, cette gestion est confiée à des sociétés privées sur 9.000 km d’autoroutes: Sanef, Vinci, Eiffage. 

"C'est déjà de toutes façons une meilleure idée que le statu quo qui ne peut perdurer"

lire la suite de l'article : lien


jeudi 4 juillet 2019

Destruction des 2 piliers du Pont de Gênes

 

4500 tonnes de béton et d'acier pulvérisées en 7 secondes



Concessions autoroutières: tempête sur Atlantia



Le titre du groupe italien est fortement chahuté en bourse. Les investisseurs craignent qu’Atlantia perde ses concessions autoroutières dans la Botte, suit à l’effondrement meurtrier du pont de Gênes.

Le titre du groupe Atlantia était de nouveau en net recul ce lundi 1er juillet 2019 à la Bourse de Milan, en raison de craintes liées à la possible perte de ses concessions autoroutières en Italie, après l'effondrement meurtrier du pont de Gênes l'été dernier.
En début d’après-midi, le titre décrochait de 3,49% à 22,11 euros, dans un marché en hausse de 0,30%. Pour rappel, le groupe italien, spécialiste des infrastructures (6,91 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018), gère plus de 5000 kilomètres d'autoroutes dans le monde, dont plus de la moitié du réseau de la Botte, soit près de 3000 km, via sa société Autostrade per l'Italia (Aspi).

Un « grave manquement » dans le rapport d’experts ?

Cette chute en bourse était liée à la multiplication des déclarations de ministres issus du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), qui réclament depuis le drame d'août le retrait des concessions à Atlantia, société qui appartient majoritairement à la famille Benetton.
Le ministre des Transports, Danilo Toninelli, a déclaré avoir reçu vendredi soir le rapport technique d'une commission d'experts. "D'après ce qui émerge, nous pouvons commencer à dire qu'il y a eu un grave manquement" de la part d'Aspi (Autostrade per l'Italia), groupe contrôlé par Atlantia.

« Rapport de confiance rompu »

Il a précisé qu'une décision serait prise "dans les prochains jours ou prochaines semaines" au sujet des concessions. Mais, a-t-il dit, pour le M5S, "le rapport de confiance a été complètement rompu avec un concessionnaire s'étant montré incapable de gérer un bien public", ce qui "doit conduire à une révocation" du contrat.
Dans un communiqué, Aspi a contesté de nouveau "tout manquement grave aux obligations de maintenance", en soulignant être engagé à "garantir les meilleurs standards de sécurité" et en rappelant que les causes "internes ou externes" de la tragédie ayant fait 43 morts n'étaient pas encore connues.